Madagascar: Grève des arbitres - La D2 nationale paralysée, la PFL sous la menace

Le football malgache vit une crise sans précédent. Depuis plusieurs jours, les arbitres du pays refusent de siffler les rencontres de la deuxième phase du championnat national de Division 2, réclamant le paiement de trois années d'arriérés d'indemnités et une véritable indépendance de leur corps arbitral. Malgré les promesses de la Fédération malgache de football (FMF), le mouvement de grève se durcit et menace désormais le calendrier de la nouvelle saison du Pureplay Football League (PFL), le championnat national de première division. Initialement programmée à Mahajanga les 21 et 23 novembre, la reprise de la D2 n'a jamais eu lieu. Face à l'absence des arbitres, la FMF a décidé en catastrophe de déplacer les matchs à Antananarivo dès le mercredi suivant. Peine perdue : les hommes en noir ont maintenu leur boycott. Hier encore, à Ambohidratrimo, ils ont réitéré leur ultimatum : plus aucun match tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites.43 millions d'ariary promis... pour décembre

Le directeur des compétitions de la FMF, Elly Zafimanga, a tenté d'apaiser les tensions en annonçant publiquement que l'ensemble des arriérés, évalués à 43 millions d'ariary, serait réglé « intégralement en décembre ». Une promesse qui n'a pas convaincu les principaux intéressés. « On nous a déjà dit ça l'an dernier, et l'année d'avant », réagit un autre arbitre. « On veut des actes, pas des paroles ». Mercredi, sous la pression des présidents de clubs, eux-mêmes pris à la gorge par ce blocage, les arbitres ont accepté, à titre exceptionnel, de diriger quelques rencontres. Mais ils l'ont fait savoir clairement : c'était leur « dernier effort ». Si rien ne bouge d'ici à la prochaine journée, ils déposeront définitivement le sifflet.

Un effet domino jusqu'en première division.

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Le retard accumulé en D2 a des conséquences directes sur le calendrier national. Tant que les deux clubs promus ne seront pas connus, la PFL, ne pourra pas démarrer. Clubs, sponsors et diffuseurs retiennent leur souffle. « On est les grands perdants », déplore un président de club de D2. « On a préparé nos équipes, payé les licences, les déplacements... et tout est à l'arrêt à cause d'un problème qui aurait dû être réglé depuis longtemps ».

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