Face au renversement de l'ordre constitutionnel en Guinée-Bissau, la CEDEAO a désigné le président cap-verdien José Maria Neves au sein de sa Commission de médiation. Objectif : renouer le dialogue et ramener le pays vers une issue politique pacifique et conforme aux principes démocratiques.
La crise politique en Guinée-Bissau continue de mobiliser les dirigeants ouest-africains. Réunis en session extraordinaire, les chefs d'État de la CEDEAO ont annoncé la création d'une commission de médiation chargée d'oeuvrer à une solution négociée. Parmi ses membres figure désormais le président du Cap-Vert, José Maria Neves, dont l'expérience diplomatique et la stature régionale ont été unanimement saluées.
La décision intervient dans un contexte de condamnation ferme du coup d'État ayant bouleversé l'ordre constitutionnel à Bissau. Les États membres ont dénoncé avec une rare unanimité la rupture démocratique et ont réitéré leur attachement à la stabilité politique de la sous-région. Pour la CEDEAO, l'heure est à la restauration d'un cadre institutionnel légitime, fondé sur le respect des résultats électoraux.
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La Commission de médiation, composée de plusieurs dirigeants ouest-africains, devra engager un dialogue direct avec les nouvelles autorités militaires, mais aussi avec les acteurs politiques et civils. Son mandat inclut la recherche d'un compromis permettant d'éviter l'enlisement du pays dans une crise prolongée, en favorisant une transition respectueuse des aspirations populaires.
À l'annonce de sa nomination, José Maria Neves a rappelé l'engagement du Cap-Vert pour la paix et la stabilité régionales. Il a insisté sur la nécessité d'une approche inclusive, capable de réunir toutes les parties autour d'un même objectif : sortir la Guinée-Bissau du blocage politique sans effusion de violence ni marginalisation des forces politiques. Cette mission confiée à José Maria Neves et à ses pairs sera scrutée de près, dans l'espoir qu'elle ouvre enfin la voie à un retour durable à l'ordre démocratique.