L'Ong Interafricaine pour la promotion de la santé et des droits humains (Ipsdh) met en place un mécanisme de gestion des plaintes sensibles (Violences basées sur le genre) dans le cadre du projet de Renforcement des ouvrages du système électrique et d'accès à l'électricité (Proser).
À cet effet, l'Ong a organisé une session de formation des points focaux animée par Beugré Hénock, superviseur de la zone de Grand-Lahou. Cette session s'est tenue le mercredi 19 novembre 2025, à la sous-préfecture d'Ebonou.
Le sous-préfet, Farihidjé Mohamed Coulibaly, a traduit sa reconnaissance aux organisations, estimant que cette formation contribuera à réduire le nombre de personnes victimes de violences basées sur le genre (Vbg).
Cette initiative matérialise la volonté de l'Ong à travers la formation des points focaux et des superviseurs sur les mécanismes de gestion des plaintes, avec un accent particulier sur les Vbg et sur le système de référencement des cas de Vbg/Eas/Hs.
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Selon Josiane Koudou, présidente de l'Ong Ipsdh, la formation découle de la volonté de CI-Energies d'améliorer l'appropriation des outils de gestion des plaintes par les communautés. « Avec ces outils, l'objectif est de minimiser les impacts négatifs des quatre projets d'électrification rurale sur les populations », a-t-elle indiqué.
Elle a souligné que dans le cadre du projet d'électrification financé par la Banque africaine de développement (Bad), certaines activités pourraient léser les populations. Il est donc important que celles-ci disposent de voies de recours. « C'est dans ce sens que nous mettons en place un mécanisme de gestion des plaintes ou des griefs. Il est donc essentiel que les points focaux désignés par les différents chefs de village disposent d'outils nécessaires pour l'opérationnalisation du Mgp », a-t-elle expliqué.
Pour elle, l'ensemble de ces formations, menées dans le cadre du Projet de renforcement des ouvrages du système électrique et d'accès à l'électricité (Proser), vise à raccorder au réseau national d'électricité 1 388 localités réparties dans 11 districts du pays.
La formation a porté sur les plaintes sensibles et ordinaires, ainsi que sur la procédure administrative à suivre pour remonter l'information. Ce fut également un moment de partage d'expériences et de témoignages entre les points focaux issus des différentes localités.