Soutenue par Enabel, la coopération technique belge et son entité chargée du financement, l'Association Actions pour le Développement du Sénégal (AADS), organisation féminine engagée dans la défense des droits des femmes, a réuni, le jeudi 27 novembre dernier, une large mobilisation composée des membres de l'association des « Bajenu Gox », du Collectif pour la modernisation des Daaras (COMOD), du Réseau des acteurs communautaires, de nombreuses organisations actives dans la protection des droits des femmes, ainsi que d'autorités religieuses et coutumières.
L'objectif était de marquer son empreinte dans la campagne des seize (16) jours d'activisme consacrés à la défense des droits des femmes. Autrement dit, il s'agissait de poser de nouveaux jalons dans l'inlassable combat que les femmes mènent depuis plusieurs décennies pour mettre un terme aux violences multiformes dont elles demeurent les victimes et accéder à la restitution pleine et entière de leurs droits fondamentaux.
Au-delà de ces objectifs spécifiques, la rencontre visait également à recueillir les expériences et appréciations des participants quant à la situation des femmes, afin de capitaliser le plus grand nombre de propositions susceptibles d'offrir une meilleure protection face aux multiples formes d'agression qui les affectent encore. C'est à cet exercice que l'AADS et ses partenaires se sont investis, dans le seul but de susciter un engagement communautaire rassemblant l'ensemble des acteurs régionaux autour de cette problématique et d'y apporter des réponses appropriées.
En outre, la rencontre a permis à la présidente de l'AADS, Mme Ndèye Gnilane Faye, de revenir sur la question cruciale de la dénonciation. Ce sujet demeure entravé par de fortes pesanteurs sociales et culturelles. Les femmes victimes d'agressions hésitent souvent à dénoncer leurs agresseurs, de peur d'être stigmatisées ou de subir d'importantes pressions au sein même de leurs familles. Pour y remédier, la présidente de l'AADS plaide pour un renforcement de la communication et pour la restauration de la confiance des victimes, afin qu'elles puissent franchir ce pas décisif.
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Si, sur le plan juridique, le Sénégal présente une avance notable par rapport à d'autres pays, l'application des lois protégeant le statut et les droits des femmes, ainsi que la méconnaissance des textes juridiques par les communautés, constituent encore, selon Mme Gnilane Faye, un ensemble de problématiques auxquelles il importe d'apporter une réponse fondée essentiellement sur la sensibilisation