Cameroun: Crise au pays - Jonathan dément le coup d'état, suspicion de manoeuvre politique

30 Novembre 2025

La Guinée-Bissau est à nouveau au centre de l'attention internationale, non pour ses élections du 23 novembre 2025, mais pour la crise politique et sécuritaire qui s'est ensuivie. Tandis que les observateurs internationaux et les analystes évoquent un possible coup d'État militaire, l'ancien président nigérian et médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, a affirmé qu'il n'y avait eu "aucun coup d'État" dans le pays. Cette déclaration, visant à apaiser les craintes régionales, vient s'ajouter à la confusion déjà palpable quant à la nature réelle des événements.

Les tensions ont explosé juste après le scrutin présidentiel et législatif opposant le président sortant, Umaro Sissoco Embaló, à l'opposant Fernando Dias da Costa. Les deux camps ont rapidement revendiqué la victoire, plongeant le pays dans un climat d'incertitude extrême. C'est dans ce contexte électrique que des soldats ont pris le contrôle d'institutions stratégiques, le président Embaló annonçant lui-même avoir été arrêté. L'armée maintient désormais son emprise sur les centres névralgiques du pouvoir, mais cette manoeuvre est largement perçue par de nombreux observateurs politiques comme une prise de contrôle orchestrée.

La thèse d'un coup de force prémédité et mis en scène pour contrecarrer une possible victoire de l'opposition est de plus en plus évoquée. Cette instabilité politique chronique est malheureusement une constante dans l'histoire post-indépendance du pays. L'intervention des forces armées, même si elle n'est pas officiellement qualifiée de coup d'État par certains acteurs régionaux comme Jonathan, a de fait suspendu le processus démocratique.

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La communauté internationale suit la situation avec une extrême vigilance, craignant que ce scénario ne débouche sur une nouvelle période de chaos. La position de Goodluck Jonathan, qui s'inscrit dans un effort de médiation régionale, cherche manifestement à éviter une condamnation et des sanctions immédiates de la part d'organisations comme la CEDEAO, et à encourager le dialogue. Cependant, tant que le processus électoral reste gelé et que la sécurité régionale est menacée, le doute persistera sur la légitimité du pouvoir en place et sur la véritable transition démocratique en Guinée-Bissau.

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