Cameroun: Engin explosif à bamenda - Deux gendarmes tués, montée des tensions dans le nord-ouest

30 Novembre 2025

L'onde de choc de l'attentat survenu ce matin à Bamenda Menteh, dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, résonne bien au-delà des collines verdoyantes de la ville. Deux gendarmes camerounais ont tragiquement perdu la vie lorsque le véhicule de patrouille à bord duquel ils se trouvaient a heurté un engin explosif improvisé (EEI). Cet acte de violence ciblée, qui s'inscrit dans un contexte de crise anglophone persistante, rappelle avec une brutalité implacable la précarité de la situation sécuritaire dans cette zone.

L'explosion, survenue aux premières heures du jour, a transformé une mission de routine en une scène de deuil et de destruction. Le mode opératoire, l'utilisation d'un EEI, est caractéristique des tactiques adoptées par certains groupes armés séparatistes actifs dans la région. Ces engins, souvent rudimentaires mais d'une efficacité létale contre les véhicules non blindés, sont devenus une menace constante pour les forces de défense et de sécurité (FDS) et, parfois, pour les civils.

En réaction immédiate à cette tragédie, les forces de l'ordre ont rapidement lancé des opérations de ratissage intensives dans le secteur de Bamenda Menteh. Plusieurs individus, soupçonnés d'être impliqués dans la pose de l'explosif ou d'avoir des liens avec les factions armées responsables, ont été interpellés.

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Ces actions de maintien de l'ordre, bien que nécessaires pour l'enquête et la sécurisation de la zone, suscitent inévitablement des inquiétudes quant au risque d'escalade des tensions et aux droits des personnes arrêtées.

Ce drame vient s'ajouter à une longue série d'incidents violents qui endeuillent le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun depuis le début de la crise. Malgré les tentatives de dialogue et les programmes de reconstruction en cours, la menace séparatiste demeure bien réelle.

La persistance de ces attaques à l'EEI souligne la nécessité urgente de trouver une solution politique durable et inclusive pour apaiser ce conflit. La communauté internationale observe avec préoccupation, exhortant toutes les parties à la retenue pour éviter une nouvelle spirale de violence qui ne ferait qu'aggraver la crise humanitaire déjà critique dans la région.

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