Afrique de l'Ouest: Guinée-Bissau - Le Sénégal maintient sa position et souhaite un retour à l'ordre constitutionnel

Après un passage éclair à Dakar, le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló s'est envolé pour Brazzaville. Un accueil marqué par les allusions du Premier ministre à une « combine » autour du coup d'État et par une brève manifestation devant l'ambassade de Guinée-Bissau. Mais la ligne officielle du Sénégal, elle, ne varie pas : objectif retour à l'ordre constitutionnel à Bissau.

La sortie du Premier ministre Ousmane Sonko, qui avait évoqué vendredi « une combine » pour qualifier le coup d'État en Guinée-Bissau, avait suscité des interrogations après l'accueil d'Umaro Sissoco Embalo à Dakar, où il a brièvement transité avant de repartir pour Brazzaville.

Mais pas de contradictions, selon une source à la primature. Le message venu de Dakar est clair : retour à l'ordre constitutionnel et reprise du processus électoral. La ligne est la même pour tous.

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Ce positionnement est scruté de près, car les relations entre Dakar et la Guinée-Bissau sont étroites. En février dernier, Umaro Sissoco Embalo avait facilité le dernier accord de paix entre l'État sénégalais et une faction du Mouvement des forces démocratiques de Casamance. Une médiation décisive dans ce conflit vieux de plusieurs décennies.

Un « simulacre de coup d'État », selon plusieurs organisations de défense des droits humains

Bassirou Diomaye Faye ou l'un de ses ministres devrait prendre part à la mission de la Cédéao envoyée à Bissau pour ouvrir un dialogue avec les militaires qui ont pris le pouvoir. Les attentes sont grandes. Plusieurs organisations de défense des droits humains ouest-africaines ont dénoncé ce dimanche dans un communiqué un « simulacre de coup d'État », qu'elles estiment destinées à confisquer les élections. Elles appellent la Cédéao à proclamer immédiatement les résultats du scrutin du 23 novembre.

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