Luanda — Le Président de la République et de l'Union africaine, João Lourenço, a mis en garde samedi, contre la nécessité d'un renouvellement ferme de l'engagement des États membres en faveur de la mise en oeuvre de la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant.
Dans son message marquant le 35e anniversaire de la Charte, João Lourenço a affirmé que seule une action concertée permettra de lutter contre les défis qui affectent encore des millions d'enfants sur le continent et qui exigent des réponses urgentes et coordonnées.
Il a déploré que des pratiques néfastes, telles que le mariage d'enfants et les mutilations génitales féminines, continuent de compromettre la vie et l'avenir de milliers de filles, constituant un obstacle majeur au développement humain et à la construction de sociétés plus justes.
Dans ce message, lu par vidéo lors de la Conférence sur l'événement qui s'est tenue à Mazeru, au Lesotho, le Président a également exprimé sa préoccupation quant à la situation des enfants impliqués dans des conflits armés ou affectés par ceux-ci.
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Il a critiqué le recrutement et l'utilisation de mineurs par les groupes armés, qui demeurent l'une des violations les plus graves des droits humains et du droit international humanitaire.
Reconnaissance des progrès
Malgré les défis, le dirigeant de l'Union africaine a reconnu les « progrès remarquables » accomplis par plusieurs États africains en harmonisant leurs lois et politiques avec la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant.
Dans ce contexte, il a évoqué les efforts déployés pour interdire le mariage des enfants, améliorer l'accès à l'éducation, renforcer l'inclusion des enfants vulnérables et accroître les investissements sociaux.
Le Président s'est également félicité du nombre croissant de pays qui soumettent régulièrement des rapports au Comité africain d'experts et qui, ce faisant, renforcent la responsabilité collective en matière de protection des droits de l'enfant.
L'Angola réaffirme son engagement
Dans son message, João Lourenço a indiqué que le pays avait institué, en 2011, les 11 Engagements envers l'enfant, pleinement conformes à la Charte africaine et considérés comme des instruments clés pour la promotion des droits et du bien-être des enfants et des femmes angolaises.
Appel à une action conjointe
Le Président de l'Union africaine a également appelé les États membres à intensifier leur coopération avec le Rapporteur spécial sur les enfants touchés par les conflits armés, le Comité africain d'experts et la Plateforme africaine dédiée à cette question, afin de garantir la mise en oeuvre effective des mesures de protection.
« L'avenir de nos nations repose sur notre capacité à protéger, éduquer et autonomiser nos enfants », a-t-il déclaré, ajoutant qu'ils constituent « notre plus grande richesse».