Ile Maurice: Le va-et-vient médico-carcéral du magnat malgache continue

30 Novembre 2025

La journée d'hier a une nouvelle fois illustré la complexité du dossier Mamy Ravatomanga, dont l'état de santé ne cesse d'impacter les impératifs de l'enquête de la Financial Crimes Commission (FCC). Après avoir passé sa première nuit au centre de détention de Moka vendredi, l'homme d'affaires a dû être transporté d'urgence à l'hôpital Victoria, à Candos, à la suite d'un malaise survenu en cellule.

Ravatomanga cumule désormais plus de 34 jours d'hospitalisation depuis son arrivée à Maurice début novembre, répartis entre la clinique Premium Care et l'unité cardiaque de l'hôpital Victoria à Candos. Les examens subis, dont une angiographie, ont révélé deux artères coronaires obstruées, dont une à 90%. Deux stents ont été posés, mais les cardiologues évoquent encore la possibilité d'un pontage coronarien, si sa situation clinique ne s'améliore pas.

La cour avait ordonné son transfert au centre de détention de Moka, où il a été placé sous surveillance renforcée, avant de présenter de nouveaux symptômes jugés préoccupants. Escorté par la police et des éléments spécialisés, il a été reconduit à Candos pour une prise en charge immédiate hier après-midi. Du côté de sa défense, le ton se durcit. Le camp Ravatomanga dénonce désormais ce qu'il qualifie de «traitement inhumain», insistant sur le fait que «sa santé est réellement fragile» et que sa détention, dans ces conditions, représente un risque sérieux.

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Ils rappellent qu'à plusieurs reprises, des médecins ont recommandé une prise en charge continue en milieu hospitalier, plutôt qu'en cellule. La FCC campe pour sa part sur sa position, rappelant que Ravatomanga reste un acteur central d'un réseau financier présumé de grande ampleur et qu'il doit demeurer dans un cadre strict de détention afin de ne pas compromettre l'enquête. Le tribunal doit prendre demain, 1eᣴ décembre, une décision très attendue qui devra arbitrer entre l'urgence médicale et les impératifs judiciaires. En attendant, Ravatomanga reste hospitalisé à Candos, sous étroite surveillance médicale et policière.

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