Paul François Diokhore Diouf, Conseiller technique du Président de la Commission de Régulation du Secteur de l'Énergie (CRSE), a présenté à Saly le plan stratégique 2025-2029. Articulé autour de cinq axes et 57 actions prioritaires, ce document vise à moderniser la régulation du secteur énergétique sénégalais.
Lors d'un atelier de formation des journalistes économiques, Paul François Diokhore Diouf, Conseiller technique du Président de la CRSE et chef du département Études générales et suivi-évaluation, a dévoilé les orientations du plan stratégique 2025-2029 de l'institution.
M. Diouf a identifié cinq défis centraux : adapter les mécanismes de régulation à l'évolution rapide des secteurs, intégrer de nouveaux secteurs régulés avec des dispositifs appropriés, améliorer la protection des consommateurs, renforcer la communication et la visibilité de la Commission, et développer les partenariats avec les associations de consommateurs et les instances sous-régionales.
Le plan s'appuie sur cinq axes déclinés en leviers opérationnels.
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Le premier vise l'opérationnalisation des dispositifs de gouvernance, notamment la finalisation du cadre réglementaire et des manuels de procédures. "Si dans certaines institutions les immobilisations sont matérielles, à la CRSE nos véritables immobilisations sont nos compétences", a déclaré M. Diouf en présentant le deuxième levier consacré au développement du capital humain, indispensable face à la complexité croissante des secteurs régulés.
Le troisième pilier concerne le renforcement de la substance régulatoire dans ses dimensions techniques, économiques et juridiques, avec un dispositif performant de surveillance du marché. La protection des consommateurs repose sur trois leviers : renforcement des capacités des associations, contrôle des pratiques commerciales et amélioration des outils de protection. En communication, trois axes sont définis : renforcement interne, intensification externe pour accroître la notoriété, et stratégie de gestion de crise. Le dernier axe concerne les partenariats : amélioration du cadre partenarial et accélération de la coopération.
Feuille de route hiérarchisée
Les 57 actions ont été hiérarchisées selon leur impact et leur urgence, distinguant celles nécessitant une mise en oeuvre rapide de celles planifiables à moyen terme. Un calendrier précis couvre 2025 et 2026.
Dispositif de pilotage rigoureux
"Prioriser ne suffit pas : il faut instaurer un dispositif de pilotage rigoureux", a rappelé M. Diouf. Deux instances complémentaires assurent ce pilotage. Le comité stratégique (conseil de régulation, secrétaire exécutif, responsable suivi-évaluation) se réunit trimestriellement pour les arbitrages et décisions stratégiques. Le comité opérationnel, présidé par le secrétaire exécutif, assure un suivi mensuel et transmet ses rapports au comité stratégique.
Cette architecture s'accompagne de plans de travail trimestriels et d'un reporting basé sur des indicateurs fiables. "L'essentiel demeure la mise en place d'une véritable stratégie de conduite du changement", a insisté M. Diouf, soulignant que la réussite dépend autant de la conception que de l'appropriation par les équipes. Cette présentation témoigne de la volonté de la CRSE de se doter d'outils modernes de gouvernance, consolidant son rôle de régulateur crédible et efficace.