Organisée avant-hier, samedi 29 novembre, par le Cercle des Étudiants humanitaires au service de la cause palestinienne, la Journée internationale de solidarité avec la Palestine a réuni à la Faculté des Lettres de l'UCAD étudiants, défenseurs des droits humains et représentants des institutions. Au centre des échanges : l'exigence d'une rupture économique et diplomatique entre le Sénégal et Israël.
Seydi Gassama, directeur exécutif d'Amnesty International Sénégal, a appelé l'État à « rester ferme », rappelant qu'«il n'est pas question de faire des affaires avec l'État d'Israël ». Il a encouragé un boycott économique actif, invitant les citoyens à signaler et à éviter tout produit israélien dans les rayons. Selon lui, ce boycott doit être « durable » afin de faire disparaître ces produits du marché national. Gassama a aussi dénoncé d'anciens accords agricoles conclus avec une société israélienne, entachés de « malversations », et a salué la mobilisation étudiante contre les apparitions publiques du diplomate israélien.
Présent pour représenter le président de l'Assemblée nationale, le député Samba Dang a réaffirmé la solidarité du Parlement envers la cause palestinienne. Tout en évoquant la séparation des pouvoirs, il s'est engagé à transmettre à l'exécutif les demandes formulées lors de la rencontre.
Pour Boubacar Demba Guèye, coordonnateur du Cercle, cette journée traduit l'engagement d'une jeunesse mobilisée depuis mai 2024. « Nous ne pouvions pas rester en marge de la mobilisation mondiale », a-t-il déclaré, rappelant que la structure porte une position fondée sur le droit international et la dignité humaine.
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Les organisateurs comme les intervenants ont insisté sur la nécessité d'un front étudiant et citoyen régional pour maintenir la pression diplomatique et soutenir le peuple palestinien.