Cameroun: L'opposant anicet ekane décédé ce jour, accusation d'administration de mort lente

1 Décembre 2025

L'opposant historique camerounais, Anicet Ekane, est décédé ce jour, le 1er décembre 2025, alors qu'il était détenu par le Tribunal Militaire de Yaoundé. Cette nouvelle tragique, intervenue quelques heures seulement après la dénonciation de sa détention illégale, confère une urgence et une gravité sans précédent au témoignage de Maître Hippolyte Meli Tiakouang.

L'avocat accuse sans détour les autorités d'être responsables de la mort de son client, qu'il qualifie d'administration de mort lente sous un statut juridique inconnu des lois de la République.

Selon le témoignage de Maître Tiakouang, le Président Ekane est mort alors qu'il n'avait "jamais ni été présenté à un juge, ni été inculpé de quelque infraction que ce soit." Il était maintenu en détention illégale au SCRJ (Service Central des Recherches Judiciaires), structure qualifiée de prison secondaire, et aurait été privé d'assistance vitale.

Une Mort au Coeur de la Crise PLEost-Électorale

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La détention d'Anicet Ekane était intrinsèquement liée à la crise post-électorale qui secoue le pays. L'opposant avait déclaré vouloir s'expliquer exclusivement avec les trois figures qu'il tenait pour les "provocateurs de la révolte nationale" : le MINAT Paul Atanga Nji, le Président du Conseil Constitutionnel Clément Atangana, et le Président Paul Biya.

L'avocat souligne que l'armée et la justice se sont immiscées dans ce conflit politique via une fausse procédure illégale, maintenant Ekane arbitrairement. Maître Tiakouang affirme que le refus de respecter les normes de détention et la privation d'oxygène constituent un cas d'administration intentionnelle de souffrance ayant mené au décès. La mort d'un opposant en détention illégale vient confirmer le sombre tableau d'une fausse démocratie où, selon les termes de l'avocat, "il n'y aura jamais d'authenticité," sauf dans l'administration implacable des violences d'État.

Conséquences et Exigence de Vérité

La mort d'Anicet Ekane ce jour place la gouvernance actuelle du Cameroun face à une crise majeure des Droits de l'homme. Ce décès rend l'exigence de vérité et de responsabilité immédiate. Maître Tiakouang insiste : le Président Ekane est mort "pour la République," déniée par ses geôliers. Ce nouveau drame amplifie la pression internationale, déjà préoccupée par l'arrestation de prisonniers politiques et la dégradation de la stabilité régionale. La lumière doit être faite sur les circonstances exactes de cette "mort lente" dénoncée.

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