La première édition du Festival des Arts et de la Culture de l'Afrique de l'Ouest (Ecofest) s'est ouverte ce dimanche 30 novembre 2025 à Dakar, sous la présidence du Premier Ousmane Sonko, représentant le chef de l'État. Un rendez-vous continental placé sous le signe de la paix, du dialogue et de la cohésion par la culture.
Parmi les délégations fortement représentées, celle de la Côte d'Ivoire a marqué les esprits dès l'ouverture. Conduite par le professeur Yann Chiel, directeur de cabinet adjoint de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Mme Françoise Remarck, la délégation ivoirienne entend jouer pleinement sa partition dans ce festival ouest-africain inédit.
Interrogé après la cérémonie, le représentant de la ministre a rappelé l'importance pour la Côte d'Ivoire de prendre part à ce rendez-vous régional :
« L'Ecofest est à sa première édition. Nous ne pouvions pas manquer ce moment historique, d'autant plus que la culture se révèle aujourd'hui comme une arme puissante face aux crises multiformes qui secouent nos sociétés », a-t-il déclaré.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Saluant au passage le discours du Premier ministre sénégalais, il a insisté sur le rôle fédérateur de la culture dans la prévention des conflits, la réconciliation et la construction de la paix. « Ce festival permet aux peuples d'Afrique de l'Ouest de se rencontrer, d'échanger et de comprendre ce que l'art peut offrir comme solutions aux défis actuels », a-t-il ajouté.
Fidèle à la diversité de son patrimoine, la Côte d'Ivoire est venue à Dakar avec une délégation d'environ quarante artistes et acteurs culturels. Musiciens modernes, sculpteurs, plasticiens, troupes patrimoniales et détenteurs de traditions immatérielles composent ce contingent.
Parmi les noms annoncés figure Synapson, jeune talent ivoirien très en vue, ainsi que la troupe du Zaouli, emblème culturel inscrit au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Plusieurs expositions mettant en valeur le patrimoine matériel et immatériel du pays seront également ouvertes au public durant toute la durée du festival. « Nous avons apporté tout ce qui fait la force culturelle de la Côte d'Ivoire : arts vivants, arts plastiques, musiques traditionnelles et modernes. Pendant ces six jours, notre pays sera pleinement représenté », a assuré Yann Chiel.
Jusqu'au 7 décembre, Ecofest ambitionne de devenir une plateforme d'expression, de dialogue et d'échanges entre les peuples de la sous-région. Pour la Côte d'Ivoire comme pour les autres pays participants, ce festival représente une opportunité unique de renforcer la coopération culturelle ouest-africaine à un moment où les enjeux sécuritaires et sociaux appellent plus que jamais à la solidarité.