Luanda — La secrétaire générale de l'Association des médiateurs et ombudsmans africains (AOMA), Caroline Zulu Sokoni, a plaidé ce mardi à Luanda pour une harmonisation des pratiques afin de rehausser les normes d'action de cette organisation face aux exigences continentales.
Dans une déclaration à la presse, à l'issue d'une audience avec le Président de la République, João Lourenço, Caroline Zulu Sokoni a indiqué que cette harmonisation reflète le principe de « solutions africaines aux problèmes africains».
Selon la responsable, l'AOMA, qui tiendra sa 8e Assemblée générale ce mercredi 3 à Luanda, s'efforce de rehausser ses normes de performance, dans le but de parvenir à un consensus sur la manière la plus durable, efficace et transparente de remplir sa mission.
Caroline Zulu Sokoni, également médiatrice de la République de Zambie, a déclaré que l'objectif de l'Assemblée générale de l'AOMA est de rehausser le rôle des institutions de médiation dans le contexte africain, en mettant l'accent sur la transparence, l'efficacité et la durabilité au sein de l'univers des bureaux de médiation.
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Elle a cité l'exemple de l'Angola, un vaste pays de plus de 30 millions d'habitants, doté d'un organisme de médiation dont la mission principale est de défendre les intérêts des citoyens.
La secrétaire générale de l'Association des médiateurs et ombudsmans africains a souligné l'impératif pour cette institution de fonctionner de manière efficace, durable et transparente, « car, dans un pays de cette taille, les besoins des citoyens sont proportionnellement plus importants ».
Elle a affirmé qu'il est nécessaire d'instaurer un dialogue permanent avec les gouvernements afin d'identifier les meilleures pratiques, la manière dont les services sont fournis aux citoyens et les points à améliorer.
En août dernier, l'AOMA a tenu une réunion de son Comité exécutif à Luanda, chargée de préparer la 8e Assemblée générale de l'organisation, qui se tiendra dans la capitale angolaise.
Caroline Zulu Sokoni a remercié le Chef de l'État angolais, João Lourenço, pour son soutien institutionnel qui a permis l'organisation de ces deux événements majeurs dans le pays.
« La position du Président angolais s'apparentait à celle d'un médiateur, puisqu'il a accueilli favorablement nos préoccupations et a donné son accord pour la tenue de l'Assemblée générale de notre organisation dans notre pays », a-t-elle conclu.
La 8e Assemblée générale de l'Association des médiateurs et ombudsmans africains (AOMA), placée sous le thème « Consolider la transparence, l'efficacité et la durabilité », réunit des représentants de divers pays du continent.
Selon l'organisation, cet événement réaffirmera l'engagement des institutions de médiation africaines à défendre les droits fondamentaux, à promouvoir la bonne gouvernance et à renforcer la médiation administrative.
L'Assemblée générale constitue un espace privilégié pour l'échange d'expériences, l'analyse des défis communs et la définition de stratégies visant à promouvoir une administration publique plus proche des citoyens africains, plus juste et plus transparente.
L'Angola assure la présidence de l'Association des médiateurs africains (AOMA) depuis 2023.
La présidente de l'AOMA, Florbela Araújo, faisait partie de la délégation de l'organisation africaine reçue au palais présidentiel.