Cameroun: Scandale au pays - La réaction choquante d'Atanga Nji avant la mort d'Anicet Ekane

3 Décembre 2025

La nouvelle du décès en détention d'Anicet Ekane, figure de l'opposition camerounaise et président du MANIDEM, a secoué la scène politique et soulevé une vague d'indignation concernant les conditions de sa détention et de sa prise en charge sanitaire.

L'opposant est mort le 1er décembre, plus d'un mois après son arrestation, son état de santé précaire étant une préoccupation majeure régulièrement signalée par ses proches et ses avocats. C'est dans ce contexte dramatique qu'une révélation explosive vient éclairer l'attitude des autorités face à l'urgence de la situation de l'opposant.

Me Dorcas Nkomgne, vice-présidente de la commission des droits de l'homme du Barreau du Cameroun, a rapporté des propos glaçants tenus par le Ministre de l'Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, lors d'une rencontre visant à alerter le gouvernement sur le sort d'Anicet Ekane. Selon le témoignage de l'avocate, lorsqu'elle a évoqué le cas de l'opposant, la réponse du ministre fut d'une violence verbale inouïe.

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« Pour le cas de celui-là s'il pouvait même mourir et nous laisser le Cameroun en paix, s'il meurt là je serais le premier à lui acheter le cercueil parce qu'il ne m'a pas écouté, j'ai payé les médicaments pour lui et il veut s'attaquer à ma position ? », aurait déclaré le Ministre Atanga Nji.

Ces allégations, relayées publiquement par une haute responsable de la défense des droits de l'homme, pointent du doigt un manque flagrant d'humanité et un potentiel mépris pour l'État de droit. L'écho de ces propos a provoqué une onde de choc, les défenseurs des droits humains et la société civile dénonçant avec force cette rhétorique.

Alors que le parti d'Anicet Ekane, ainsi que de nombreux observateurs internationaux, avaient multiplié les appels pour une évacuation sanitaire urgente vers un établissement mieux équipé, la mort de l'opposant au Secrétariat d'État à la Défense (SED) pose de sérieuses questions sur le respect des droits fondamentaux des détenus au Cameroun.

Cette affaire Ekane met en lumière les tensions persistantes entre l'opposition politique et le gouvernement. Elle révèle également les défis considérables auxquels sont confrontés les avocats et les militants des droits humains dans leur combat pour garantir la dignité et la sécurité de tous les citoyens, y compris ceux qui sont perçus comme des adversaires du régime.

La transparence et une enquête approfondie sur les circonstances exactes du décès sont plus que jamais exigées pour préserver la crédibilité de l'appareil judiciaire et le respect des engagements internationaux en matière de droit à la vie et de traitement des détenus. Ces propos du Ministre Atanga Nji resteront sans doute une déclaration scandaleuse qui marquera durablement le débat public et politique. La crise de confiance est profonde et le gouvernement fait face à une nouvelle pression pour assurer une meilleure protection des prisonniers politiques.

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