Cote d'Ivoire: Trafic d'animaux - L'Ong Eagle appelle à une application stricte de la loi

2 Décembre 2025

L'Ong Eagle-Côte d'Ivoire, engagée dans la protection des animaux, appelle à une application stricte de la loi n°2024-364 du 11 juin 2024, relative à la gestion de la faune.

Cette loi prévoit des peines pouvant aller jusqu'à 20 ans de prison et 20 millions de francs Cfa d'amende. Pour la structure, seule une répression rigoureuse permettra de freiner l'expansion des réseaux criminels et d'éviter l'aggravation des trafics connexes.

Selon Éric Tah, du réseau Eagle, la difficulté de la lutte réside dans le fait que les trafiquants ne sont pas toujours perçus comme dangereux pour la société. C'est la raison pour laquelle les sanctions restent insuffisamment appliquées, malgré leur gravité.

Demeurant un défi majeur en Côte d'Ivoire, les produits fauniques (peaux de panthère, ivoires, écailles de pangolin et animaux vivants tels que les chimpanzés et perroquets) issus du trafic des espèces sauvages protégées alimentent principalement les marchés asiatiques et du Moyen-Orient.

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Certains animaux, comme les éléphants, valent même plus cher morts que vivants, leur peau, leurs poils et leurs ivoires étant très prisés.

Pour rappel, l'Ong Eagle-Côte d'Ivoire accompagne les autorités dans la lutte contre ce phénomène depuis 2017. Les opérations conjointes ont permis l'arrestation d'une centaine de trafiquants et la saisie de plus de 4 tonnes d'écailles de pangolin, 940 kg d'ivoire brut, 300 objets sculptés, 8 pointes polies, ainsi que trois bébés chimpanzés vivants, deux peaux de lion et onze de panthère.

Ces produits proviennent principalement de pays voisins (Burkina Faso, Liberia, Ghana) mais aussi d'Afrique centrale, notamment du Cameroun et du Gabon, confirmant le rôle de la Côte d'Ivoire à la fois comme marché local et zone de transit.

L'Onudc a, pour sa part, indiqué que ce trafic est étroitement lié à celui de la drogue et des armes, utilisant les mêmes réseaux criminels, sociétés écrans et itinéraires.

Avec un revenu estimé entre 7 et 23 milliards de francs Cfa, il s'agit du quatrième marché illégal mondial, après la drogue, les armes et la traite humaine.

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