Guinée: Début de campagne présidentielle plutôt calme en attendant les grands meetings

Entrée de Kaloum, à Conakry (archive)

En Guinée, cela fait près d'une semaine que la campagne pour la présidentielle du 28 décembre est ouverte. Elle a démarré le 28 novembre. Une campagne plutôt calme pour le moment, en l'absence des poids lourds de la scène politique, ce que certains observateurs perçoivent comme un manque d'enjeu se fait sentir. Il n'y a pas encore de meeting d'envergure, ni du côté du candidat Mamadi Doumbouya, ni du côté de ses huit concurrents.

En l'absence de grands meetings ou de débats télévisés en Guinée, les électeurs doivent pour l'instant se contenter de clips de campagne diffusés à la télévision nationale. Celui du général Mamadi Doumbouya est apparu récemment sur les écrans, T-shirt et casquette au nom de son mouvement, Génération pour la modernité et le développement (GMD). Il y vante ses réalisations depuis sa prise du pouvoir il y a quatre ans, comme le lancement du projet Simandou ou la construction de l'échangeur de Bambéto à Conakry.

Un favori que tentent de défier les autres candidats. Mais aucun n'a reçu le soutien des grands partis, comme l'UFDG, l'UFR ou le RPG, qui ne reconnaissent pas le processus électoral. Pour l'analyste politique Kabinet Fofana, le candidat du Front démocratique de Guinée (Frondeg), Abdoulaye Yéro Baldé, cherche à mobiliser leur électorat. Mais, s'interroge Kabinet Fofana, l'ancien ministre d'Alpha Condé peut-il les convaincre de le soutenir sans consigne de leurs partis ?

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

En tout cas, « Abdoulaye Yéro Baldé semble être l'un des candidats les mieux préparés à la campagne », poursuit l'analyste. En témoigne, selon lui, son actuelle tournée médiatique en France.

D'autres équipes de campagne sont encore en train de régler les derniers détails. Pour Kabinet Fofana, la campagne devrait s'intensifier la semaine prochaine. Elle doit prendre fin le 26 décembre, deux jours avant le scrutin.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.