La Fédération des syndicats de la santé (F2S) a décrété une grève générale de 48 heures à compter du jeudi 4 décembre 2025, dans l'ensemble des établissements de santé du Sénégal. Ses dirigeants dénoncent le non-respect des accords signés avec l'État et l'absence de toute négociation depuis plusieurs mois.
Dans un communiqué, la F2S exige que le gouvernement apporte des réponses concrètes aux principales revendications portées dans le cadre du pacte de stabilité sociale relatif au secteur de la santé et de l'action sociale.
Parmi les points mis en avant figurent : la généralisation de l'indemnité de logement, la mise en concurrence des postes de direction via appels à candidatures assortis de profils bien définis, la finalisation du reclassement des infirmiers d'État, sages-femmes et techniciens supérieurs, ainsi que l'arrêt de l'exploitation des diplômés employés sous contrats successifs chaque année. Le syndicat réclame également un recrutement spécial dans la fonction publique et la matérialisation des accords signés avec les collectivités territoriales.
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Depuis plusieurs années, la F2S attire l'attention des autorités sur les insuffisances persistantes du système sanitaire public, un constat confirmé par des précédents préavis et mouvements d'humeur. En mars 2025 déjà, la fédération avait maintenu un mot d'ordre de grève, estimant que les engagements pris lors des rencontres tripartites n'étaient pas respectés.
La plateforme de revendications de la F2S est vaste et structurée. Outre l'indemnité de logement et le reclassement des corps paramédicaux, elle comprend : le recrutement des agents de santé sous statut stable, la révision des conditions administratives pour les techniciens et aides-soignants, la régularisation du personnel communautaire et contractuel, la définition transparente des critères de subventions aux hôpitaux, la refonte des cadres de gouvernance interne, et l'ouverture de vraies perspectives de carrière pour les personnels paramédicaux.
Ce mouvement intervient dans un contexte déjà fragile pour le système de santé sénégalais, où plusieurs établissements peinent à fonctionner normalement en raison du manque de personnel stable. Si la F2S affirme que ses demandes ne requièrent pas des ressources "extraordinaires" mais avant tout "une volonté politique", elle met en garde contre le risque d'une paralysie du système public de santé.
Le syndicat appelle les autorités à traduire leurs engagements en actes concrets, afin d'éviter que le secteur public de la santé ne soit définitivement marginalisé par un recours accru à des systèmes privés ou informels