Togo: Une mauvaise foi assumée

4 Décembre 2025

Il n'aura pas fallu longtemps à l'opposition pour dégainer ses critiques après le passage de Faure Gnassingbé devant le Congrès mardi.

Si le président du Conseil a exposé une vision structurée pour la Ve République, plusieurs responsables se sont empressées d'en minimiser la portée... parfois sans même avoir assisté à la séance.

Première à monter au créneau, la députée Brigitte Adjamagbo-Johnson, qui avait choisi de boycotter la session. Depuis l'extérieur de l'hémicycle, elle dénonce un Togo « enlisé dans une crise institutionnelle » et refuse de considérer l'exercice comme un discours sur l'état de la Nation. Elle y voit « une parole descendante » et une « régression démocratique », malgré la présence du Parlement réuni au complet.

Une critique qui étonne, sachant que le débat qu'elle réclame ne peut éclore... en l'absence volontaire de certains opposants. Une contradiction relevée par plusieurs observateurs.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Dans un ton plus mesuré, Aimé Gogué, lui présent au Congrès, reconnaît des annonces importantes, notamment sur la grâce présidentielle et la décentralisation. S'il demeure opposé à la Ve République, il concède que « le pays doit avancer » et que la vision du chef de l'exécutif doit être jugée « à l'oeuvre ».

Même pragmatisme du côté du MCD de Mohammed Tchassona Traoré, qui voit dans les annonces un « signal fort », notamment sur le rôle des collectivités locales et l'allégement des prisons, une recommandation déjà soutenue par le CPC.

À l'inverse, les critiques les plus virulentes émanent paradoxalement de ceux qui ont refusé de participer au débat qu'ils appellent de leurs voeux. Une posture dénoncée dans certains milieux politiques comme une mauvaise foi assumée, cherchant davantage à décrédibiliser qu'à contribuer.

Pendant ce temps, le gouvernement, lui, avance sur un programme articulé autour de trois priorités : protéger, rassembler et transformer.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.