Sénégal: Pastef, le congrès introuvable - Premières fissures d'un parti au pouvoir

4 Décembre 2025

Près d'un an après son annonce, le congrès extraordinaire de Pastef-Les Patriotes n'a toujours pas franchi le stade des intentions.

L'évènement censé clarifier l'architecture interne du parti et moderniser ses mécanismes de fonctionnement, demeure suspendu entre divergences internes, rivalités au sommet de l'État et contexte économique économique de plus en plujs contraignant. La formation au pouvoir se retrouve ainsi, face à ses propres contradictions, comme l'ont été les partis au pouvoir précédent, comme si l'exercice du pouvoir révèle déjà les fragilités d'un appareil politique encore jeune.

Depuis la victoire de Bassirou Dioumaye Diakhar Faye le 24 mars 2024, à la suite de l'élection du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye dès le premier tour, Pastef-Les Patriotes avait promis une remise en ordre d ses structures, le maire de Dakar, Abass Fall, , coordonateur du parti dans la région de Dakar, invité de Radio Sénégal International (RSI) le 26 janvier 2025, en avait confirmé la perspective, assurant qu'une circulaire définissant les étapes du processus avait été transmise aux responsables du parti.

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Un communiqué rendu public le 28 janvier, venait entériner la décision. Un comité a été créé, chargé de proposer une date, un format, un déroulement et des propositions sur la date, le format, le déroulement et des projets de résolution pour ce premier congrès extraordinaire. Mais douze mois plus tard, le dossier paraît enlisé dans l'attente. Aucune date arrêtée, aucun calendrier rendu public, aucune dynamique palpable. Dans un pays traversé par de fortes secousses économiques et un gouvernement en quâte de réponses lisibles, l'hypothèse d'un congrès parait illusoire.

A ces contraintes, s'ajoute une ligne de fracture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, Ousmane Sonko. Le risque pour Pastef de s'engager sur la même pente que le PDS et l'APR, deux partis dont l'incapacité à se réorganiser une fois au pouvoir, a fini par miner leur cohésion et leur légitimité. Ces deux partis avaient, en leur temps, éprouvé les mêmes difficultés à convoquer un congrès de refondation une fois engagés dans la gestion du pouvoir.

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