Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme s'est dit vendredi 5 décembre « consterné » par la mort en détention ce lundi de l'opposant Anicet Ekane, qui avait été arrêté fin octobre. « Nous sommes consternés par le décès en détention d'un chef de l'opposition, Anicet Ekane, et préoccupés par le sort des manifestants détenus suite à l'élection présidentielle », a alerté le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme sur X, indique l'AFP. Les autorités ont annoncé l'ouverture d'une enquête pour déterminer « avec précision les circonstances du décès ».
« Les autorités doivent garantir que l'enquête qu'elles ont annoncée est rigoureuse et impartiale et que justice sera rendue », a souligné le Haut-Commissariat de l'ONU. Et « tous les manifestants arrêtés arbitrairement doivent être libérés immédiatement et sans condition », a-t-il aussi demandé.
Président du Manidem (Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie), Anicet Ekane avait été interpellé le 24 octobre à Douala, la veille de l'annonce de la victoire à la présidentielle de Paul Biya, 92 ans, reconduit pour un huitième mandat. Il est mort en détention à 74 ans, lundi 1er décembre, à Yaoundé.