10 ans de travaux forcés
Profitant visiblement du retour au pays de nombreux exilés politico-judiciaires, un Karana également condamné par contumace par la justice malgache a remis les pieds dans la Grande Île, bien que son affaire soit strictement pénale. Il a en effet été condamné à 10 ans de travaux forcés et à 5 ans d'interdiction de séjour par le Pôle Anti-Corruption (PAC), avec mandat d'arrêt décerné à l'audience, à l'encontre de M. R., absent lors de son procès pour « corruption active et exportation illicite de lingots d'or ».
Séquestration et kidnapping
Le condamné, toujours en cavale, risque de récidiver à l'occasion de ses allers-retours actuels à Madagascar, où l'avènement d'un nouveau régime ne change en rien sa situation pénale. Il demeure en effet un fugitif aux yeux de la justice malgache, qui l'avait déjà condamné auparavant, par la Cour criminelle ordinaire d'Antananarivo, pour « association de malfaiteurs, séquestration, kidnapping et détention d'armes sans autorisation ».
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La population en général, et la communauté karana en particulier, redoutent un regain des actes de kidnapping en apprenant que le condamné circule librement sur le territoire, où il disposerait d'un important réseau de protection -- à moins que celui-ci ne soit en passe d'être démantelé depuis le changement de régime.