La première édition d'ECOFEST Dakar 2025 s'est achevée vendredi 5 décembre dans une ambiance vibrante et profondément symbolique. Après six jours de spectacles, de rencontres professionnelles et d'expositions, les représentants de la CEDEAO, de l'UEMOA et le gouvernement sénégalais ont unanimement salué un festival devenu, dès sa première édition, un espace d'unité et de renaissance culturelle.
En ouvrant la cérémonie, Amadou Ba, ministre sénégalais de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme, a livré un message empreint d'émotion et d'espoir. « Regardez ces visages, ces costumes, écoutez les lutins qui résonnent encore... C'est ça l'Afrique de l'Ouest : une Afrique qui pense, qui crée, qui danse et qui chante », a-t-il déclaré dans une envolée lyrique célébrant la jeunesse, « coeur battant du festival ». Revenant sur le thème de l'édition -- Mutations et crise politique en Afrique de l'Ouest : que peut faire la culture ? -- il a salué la réponse donnée par les festivaliers : « À la division, vous avez répondu par la précision des rites. À la crise, vous avez opposé le dialogue interculturel. »
Le ministre a également mis en garde contre une vision strictement économique du patrimoine : « Le plus grand trésor de l'Afrique de l'Ouest n'est pas dans son sous-sol, il est dans son âme. [...] Protégeons nos trésors avant de chercher à les vendre. » Un appel clair à renouveler les politiques publiques en faveur de la culture.
Au nom de la CEDEAO, Pr Fatou Sow Sarr, commissaire au Développement humain et aux Affaires sociales, a exprimé « une profonde gratitude au gouvernement du Sénégal » pour l'accueil de cette première édition, qualifiée de « jalon majeur dans la coopération culturelle régionale ».
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Le président de la Commission de l'UEMOA, Mamadou Diakité, a pour sa part salué « six jours de grande vitalité créative » ayant révélé la diversité et la richesse des expressions artistiques ouest-africaines. Revenant sur les défis sociopolitiques de la région, il a affirmé que « la culture demeure le socle le plus solide de notre résilience ». Il a appelé les États à investir davantage dans les industries culturelles et créatives, inscrites comme priorité dans le plan stratégique de l'UEMOA à l'horizon 2030.
Convaincu du succès de cette première édition, Diakité a même lancé un appel appuyé : « Nous nourrissons l'espoir de tenir très prochainement la deuxième édition d'ECOFEST. » Avant de conclure avec humour sur l'hospitalité sénégalaise : « Je suis bien accueilli, bien logé, bien nourri. Et puis... je suis votre beau-frère, ma femme est Sénégalaise ! »
Entre fierté, promesses et fraternité, ECOFEST Dakar 2025 s'achève ainsi sur un engagement partagé : faire de la culture un outil d'intégration, de souveraineté et d'avenir pour l'Afrique de l'Ouest.