La salle de conférence de la Chambre de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture de Saint-Louis (CCIAS) a abrité hier la cérémonie de lancement du projet Femme Leader (Fem Lead).
D'une durée de deux ans (2025-2027) Fem Lead est mis en place sur initiative de la Coopération Canadienne, en partenariat avec l'Organisation Catalyste+ et l'Union des Chambres de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture du Sénégal (UNCCIAS). Ce projet a pour objectif de promouvoir l'intégration des femmes dans les chambres de Commerce. Il est financé par le Fonds canadien d'initiative locale, à travers l'Ambassade du Canada.
«Nous sommes à Saint-Louis pour procéder au lancement de ce projet qui vise à intégrer les femmes dans les instances de décision des chambres de commerce. Tout le monde sait aujourd'hui le rôle des femmes dans l'activité économique et malheureusement ce rôle ne se reflète pas dans les instances de décision des chambres de commerce.
Vu que le Sénégal va peut-être dans les années à venir organiser les élections des chambres consulaires, le gouvernement du Canada et le Fonds canadien d'initiative locale à travers notre organisation Catalyste+ a décidé d'accompagner l'Union nationale des Chambres de Commerce et certaines chambres de commerce ont préparé ces élections des chambres consulaires», a dit El Hadj Diouf, Directeur Pays de Catalyste+ au Sénégal.
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Il s'agit, selon lui, d'accompagner certaines femmes leaders à se préparer en vue des prochaines élections, pour éventuellement intégrer les organes des chambres consulaires et arriver à la présidence de ces chambres. «Nous avons décidé d'accompagner les femmes dans les Chambres de Commerce, surtout ici à Saint-Louis, pour qu'elles puissent se préparer à l'élection des chambres consulaires. Les élections sont prévues pour l'année 2026, 2027 ou 2028. Ce qui est important, c'est de les accompagner afin de les préparer à cela», a-t-il expliqué.
Venue représenter le Président de la Chambre de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture de Saint-Louis, la Secrétaire générale, en l'occurrence Mme Awa Guèye Diouck, s'est réjouie de ce projet dont l'objectif, relève-t-elle, est de renforcer l'intégration des femmes dans les instances de décision, dans les bureaux et aussi préparer la prochaine élection des chambres consulaires, leur participation surtout.
«En tant que femme, ce projet me réjouit parce qu'on ne peut pas parler de développement économique sans l'intégration des femmes. C'est une très belle initiative et nous espérons que ce projet participera à renforcer la capacité des femmes pour intégrer ces instances et surtout pour participer aux prochaines élections des chambres de commerce», a-t-elle laissé entendre.
LES CHAMBRES DE COMMERCE D'INDUSTRIE ET D'AGRICULTURE BIENTOT REMPLACEES PAR DES CHAMBRES DE COMMERCE D'INDUSTRIE ET DE SERVICE
Pour sa part, Mouhamed Sarr, de l'Union nationale des Chambres de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture du Sénégal, a fait une petite présentation sur la nouvelle configuration des chambres consulaires. «L'exercice que nous avons fait aujourd'hui à Saint-Louis, c'est le deuxième du genre. Parce que dans un premier temps, nous avons eu une collaboration avec Catalyste+.
En ce temps, l'exercice était de faire qu'il y ait une équité hommes et femmes au sein des chambres consulaires. Maintenant, notre rôle, c'est d'expliquer aux actrices comment procéder aux inscriptions pour intégrer les chambres consulaires. Vous savez que maintenant les chambres ont une nouvelle configuration. Ce ne sera plus des Chambres de Commerce d'Industrie et d'Agriculture (CCIA), mais des Chambres de Commerce d'Industrie et de Service (CCIS).
Les agriculteurs vont sortir pour avoir leur chambre qui va prendre les éleveurs, les pêcheurs, les forestiers et les agriculteurs», a-t-il souligé, tout en précisant que la chambre nationale va polariser les 14 chambres de commerce, une chambre qui aura 150 élus, un bureau composé de 25 membres.