Le cinéma Pathé Dakar a accueilli avec intensité, mercredi 3 décembre 2025, l'avant-première très attendue du long-métrage La Mémoire du Manguier, réalisé par le cinéaste sénégalais Nicolas Sawalo Cissé. La Mémoire du Manguier retrace l'histoire bouleversante d'un imam atteint de la maladie d'Alzheimer, un récit traversant des thématiques universelles : la mémoire, la transmission, la spiritualité, le rapport au temps et aux racines.
Une salle comble, réunissant amis proches du réalisateur, cinéphiles, professionnels du secteur, ainsi que diverses autorités culturelles, est venue découvrir cette oeuvre qui s'impose déjà comme un jalon majeur du cinéma national.
Parmi les personnalités présentes figuraient le secrétaire d'État à la Culture et aux Industries créatives, Dr Bacary Sarr, accompagné du directeur de la cinématographie Germain Coly, et du directeur de la Culture Abdou Simbanding Diatta. Tous ont tenu à honorer de leur présence la projection de ce film dont la sortie publique était très attendue
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
La maîtresse de cérémonie, Oumy Ndour, également actrice dans le film, où elle incarne Binta, a donné le ton d'une soirée placée sous le signe de l'émotion et de la fierté culturelle. Elle a ensuite introduit le directeur du cinéma Pathé, Moustapha Samb, qui a salué la montée en puissance du cinéma sénégalais et réaffirmé l'engagement de son établissement à soutenir la création nationale.
Des témoignages venus de France
Avant la projection, le public a découvert plusieurs vidéos de témoignages envoyées de la France par des collaborateurs et soutiens du réalisateur, n'ayant pu faire le déplacement. Parmi eux, Jean-Philippe Rykiel, compositeur de la musique du film, dont la collaboration, comme l'a révélé Nicolas Sawalo Cissé, a été rendue possible grâce à l'appui de Youssou Ndour.
Ces messages ont conféré une dimension intime à la soirée, rappelant l'envergure internationale du projet et l'attachement profond de l'équipe à son réalisateur.
Le secrétaire d'État à la Culture, Dr Bacary Sarr, a livré un vibrant discours saluant « l'esthétique, l'engagement et la vision » de Nicolas Sawalo Cissé, soulignant que La Mémoire du Manguier traduit parfaitement les ambitions du Sénégal dans le domaine cinématographique, soutenu notamment par le FOPICA. Il a également évoqué les distinctions déjà obtenues par le film, dont le Prix du Public au Festival international du film de Bruxelles.
Le réalisateur Nicolas Sawalo Cissé, visiblement ému, a remercié son équipe et le public, rappelant que le Sénégal demeure une terre de savoirs, de civilisation et de créativité. Il est revenu sur certaines collaborations fondatrices, dont celle avec Jean-Philippe Rykiel, scellée depuis les années 1990 et renforcée par l'appui de Youssou Ndour.
D'autres intervenants, acteurs, techniciens, membres du Village des Arts ont salué le talent du cinéaste, qualifié tour à tour « d'architecte des images », de bâtisseur et de créateur d'univers profondément humains.
Un récit à forte dimension humaine et spirituelle
La Mémoire du Manguier retrace l'histoire émouvante d'un imam atteint de la maladie d'Alzheimer, un récit traversant les thématiques universelles de la mémoire, de la transmission, de la spiritualité, du rapport au temps et aux racines. Entre réalisme et fable mystique, le film explore la fragilité humaine et les liens invisibles qui relient les êtres, tout en sublimant les paysages et les symboles du Sénégal. Une oeuvre qui, selon nombre de spectateurs, prolonge la démarche esthétique du réalisateur et confirme son univers singulier, mêlant profondeur, exigence et engagement.
À l'issue de la projection, la salle s'est levée pour applaudir longuement l'équipe du film. Ce moment de communion a confirmé l'impact profond de l'oeuvre sur le public, conquis tant par la qualité visuelle que par la charge émotionnelle du récit.
La Mémoire du Manguier apparaît déjà comme l'un des films majeurs de la filmographie de Nicolas Sawalo Cissé, un cinéaste dont le talent et la rigueur continuent de porter haut le cinéma sénégalais sur la scène internationale. Une oeuvre que plusieurs intervenants ont qualifiée « d'exemple pour la postérité ».