Cameroun: Mouvement de grève des camionneurs dans l'Adamaoua

Au Cameroun, un mouvement de grève des transporteurs est à l'origine d'un énorme blocage de l'un des plus importants corridors commercial du pays, sur la nationale numéro 1.

Le noeud de la crise se situe dans la région de l'Adamaoua, à l'entrée de la ville de Meiganga. Des centaines de camions en partance pour le Nord-Cameroun et les pays limitrophes, le Tchad et la Centrafrique y étaient stationnés depuis cinq jours. Les camionneurs sont passés à l'action en guise de protestation contre les tracasseries dont ces transporteurs se disent victimes sur cet axe. À l'origine de ce fort débrayage pourtant, un banal fait divers.

Une gifle

L'élément déclencheur de ce mouvement d'humeur à été une simple gifle assénée par un gendarme à un camionneur à la sortie de la ville de Meiganga. L'altercation a fait exploser des ressentiments sous-jacents chez les transporteurs. Ces derniers ruminaient en effet depuis des jours une colère contre des promesses non tenues des autorités, après une première cessation d'activités, décidée à la suite des violences post-présidentielle d'octobre 2025.

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Le gouvernement du Cameroun, via le ministère des Transports, s'était engagé entre autres à un assouplissement des pressions diverses qui sont faites sur les transporteurs. En l'occurrence la suspension de plusieurs postes de contrôles considérés par les acteurs du secteur comme excessifs et plus encore comme des « poches » de corruption. Conséquence : les routiers ont imposé un blocus de cinq jours sur la route nationale 1.

Des centaines de camions

Sur dix kilomètres environ, selon des témoins, des centaines de camions sont restés stationnés. Toutes les négociations entamées par les autorités locales ont échoué, jusqu'à l'intervention musclée des militaires qui ont réussi à dégager la voie, non sans casse dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 décembre. Le trafic a pu reprendre timidement, mais, selon des témoins sur place, plusieurs camions sont encore stationnés et la tension reste palpable.

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