Le Vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a effectué le dimanche 7 décembre 2025 une visite de travail sur le site de la Compagnie ivoirienne de production d'électricité (Ciprel), à Vridi Abidjan.
Une mission de haut niveau consacre le partenariat stratégique entre la Côte d'Ivoire et le Groupe de la Banque mondiale dans le secteur clé de l'énergie.
Le site de la Compagnie ivoirienne de production d'électricité (Ciprel), situé à Vridi, a accueilli Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, à la tête d'une importante délégation du Groupe de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (Ifc).
Cette visite met en lumière la solidité du partenariat entre la Côte d'Ivoire et ses partenaires techniques et financiers ainsi que le rôle stratégique du secteur énergétique dans la croissance et la transformation économique du pays.
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En saluant l'exemple de la Ciprel, la Banque mondiale réaffirme son soutien à la Côte d'Ivoire, aujourd'hui positionnée comme hub énergétique régional et acteur majeur de l'accès durable à l'électricité en Afrique de l'Ouest.
La délégation comprenait notamment Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de division ; Nathalie Kouassi Akon, directrice régionale Ifc ; Josiane Kwenda, directrice-pays Ifc ainsi que Kwawu Mensan Gaba, responsable du programme Énergie.
Cette mission entre dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre la Côte d'Ivoire et le Groupe de la Banque mondiale, dans un contexte marqué par une croissance soutenue de la demande énergétique dans la sous-région ouest africaine.
Au terme de la visite, Ousmane Diagana a qualifié la Ciprel d'« entreprise mature et expérimentée », forte de plus de trente années d'existence et de résultats concrets. Il a félicité la direction générale de l'entreprise ainsi que le gouvernement ivoirien pour la qualité du partenariat public-privé qu'il a présenté comme l'un des plus aboutis du secteur énergétique.
Selon le vice-président de la Banque mondiale, les performances du secteur de l'électricité ont largement contribué à la croissance économique soutenue de la Côte d'Ivoire, avec un taux moyen avoisinant 6 % par an depuis plus d'une décennie.
Insistant sur le caractère stratégique de l'énergie pour le développement économique et social, Ousmane Diagana a réaffirmé l'engagement de la Banque mondiale à accompagner la Côte d'Ivoire, tant sur le plan technique que financier. « Consolider ses acquis et rendre la croissance encore plus inclusive passe nécessairement par un secteur énergétique robuste, accessible et durable », a-t-il déclaré. La transition énergétique, notamment l'augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique, demeure au cœur de cette coopération renforcée.
Le vice-président a également mis en avant l'initiative « Mission 300 » portée par la Banque mondiale, visant à atteindre l'accès universel à l'électricité d'ici à 2030. La Côte d'Ivoire figure aujourd'hui parmi les pays les plus avancés dans la mise en œuvre de ce programme, aussi bien en termes de taux de connexion que de qualité et de coût de l'électricité. Cette ambition énergétique soutient les efforts d'industrialisation indispensables à la création massive d'emplois et à la transformation structurelle de l'économie ivoirienne.
La directrice générale de la Ciprel, Kadidjatou Diallo, s'est réjouie de cette visite de haut niveau qu'elle considère comme la reconnaissance de l'importance stratégique du secteur énergétique ivoirien.
Elle a souligné qu'elle permet de partager le savoir-faire de l'entreprise, présenter les progrès réalisés, mais également exposer les défis et perspectives, notamment en matière de production d'électricité à partir du gaz naturel.
Présent à cette rencontre, le directeur de cabinet adjoint du ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Souleymane Coulibaly, a qualifié la visite de la Banque mondiale de « rencontre enrichissante » pour le secteur énergétique national.
Créée en 1994, la Ciprel est la première centrale électrique privée de Côte d'Ivoire et d'Afrique de l'Ouest. Elle a accompagné l'expansion rapide du système électrique national, passant de 99 Mw à 556 MW en 2015. Son modèle a servi de référence au développement de la centrale d'Atinkou, à Jacqueville (390 Mw), également financée par l'Ifc.
Ensemble, ces projets totalisent 946 Mw, représentant la plus grande capacité thermique privée du pays. La Ciprel emploie 132 salariés, majoritairement ivoiriens, dont 45 % de jeunes et 21 % de femmes, illustrant la contribution du secteur énergétique à l'emploi qualifié.