Afrique de l'Ouest: L'AES intercepte un avion militaire nigérian dans l'espace aérien du Burkina Faso

9 Décembre 2025

Un incident aérien aux implications diplomatiques et sécuritaires majeures s'est produit ce 8 décembre 2025. La Confédération des États du Sahel (AES) a annoncé avoir intercepté un aéronef militaire de type C130 appartenant à l'armée de l'air nigériane, après sa pénétration illégale dans l'espace aérien burkinabè. L'appareil, qui a atterri à Bobo-Dioulasso, transportait deux membres d'équipage et neuf soldats, selon le communiqué officiel. Cette intrusion, qualifiée de grave manquement aux règles internationales, représente une atteinte directe à la souveraineté des États membres de l'alliance sahélo-burkinabè.

Les autorités burkinabè, après enquête, ont confirmé l'absence totale d'autorisation de survol pour cet avion militaire étranger. Dans une région où la stabilité régionale est déjà fragile, un tel événement dépasse la simple erreur de navigation pour relever d'une violation aérienne délibérée, susceptible de nourrir des tensions et d'accroître l'insécurité perçue par les populations. L'AES a immédiatement réagi en plaçant ses systèmes de défense aérienne en alerte maximale, appliquant ainsi les directives adoptées fin 2024 qui autorisent l'interception de tout appareil pénétrant illégalement le ciel confédéral.

Cet épisode souligne la détermination des pays de l'AES à faire respecter leur souveraineté aérienne et à protéger l'intégrité de leur territoire face à toute incursion, qu'elle soit le fait d'États ou de groupes non étatiques. La Confédération appelle au strict respect des normes internationales et rappelle que la sécurité collective au Sahel exige une vigilance absolue et une coopération rigoureuse de tous les partenaires. L'incident rappelle aussi la charge humaine de telles crises, où chaque mouvement aérien non identifié peut générer peur et incertitude parmi des civils déjà éprouvés par un contexte sécuritaire difficile.

AllAfrica publie environ 500 articles par jour provenant de plus de 120 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.