Afrique de l'Ouest: Le Sénégal et ses voisins veulent renforcer l'harmonie des fréquences radioélectriques en zones frontalières

Des organes de régulation des télécommunications de plusieurs pays de la sous-région ouest africaine ont réaffirmé mardi à Dakar leur volonté d'harmoniser leurs politiques de gestion des fréquences radioélectriques au niveau des frontières.

Les dirigeants et représentants de ces structures ont marqué cette volonté au premier jour d'un atelier consacré à la gestion des fréquences radioélectriques.

"Instaurer une dynamique collaborative permettant une cohabitation durable de nos réseaux en zones frontalières", est le thème central de cette rencontre qui se poursuit jusqu'au jeudi.

Sous l'égide de l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes du Sénégal, la réunion enregistre notamment la participation de régulateurs venus du Mali, de la Guinée Bissau, de la République de Guinée, de la Mauritanie et de la Gambie.

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Instituée depuis 2009, elle se propose de réfléchir cette cette année sur quatre axes majeurs à savoir l'identification des difficultés opérationnelles et techniques et le traitement des phénomènes d'interférence et de roamings non intentionnels.

L'actualisation et le renforcement des accords de coordination ainsi que la consolidation des mécanismes conjoints de suivi figurent également parmi les problématiques sur lesquelles les participants vont se plancher.

"La fréquence ne connaît pas de frontières. Cela implique que les pays voisins utilisent et partagent les mêmes ressources", a relevé le directeur général de l'ARTP, Dahirou Thiam.

Il s'agira, selon lui, "de garantir une qualité de service optimale aux usagers des communications électroniques", insistant sur la nécessité pour ces pays frontaliers de "coordonner et d'harmoniser leur gestion des fréquences afin de prévenir les interférences et les désagréments pour les populations vivant le long des frontières".

"Ces pays font face aux risques d'interférences préjudiciables aux roamings non intentionnels, aux pressions croissantes sur les bandes de fréquences et aux exigences nouvelles liées aux technologies émergentes, notamment la 5G", a souligné M. Thiam.

"Il s'agit donc de définir ensemble des accords communs de part et d'autre de cette frontière-là pour que les fréquences utilisées ne soient pas redondantes entre les opérateurs des pays voisins et le Sénégal", a-t-il martelé.

Le directeur général de l'ARTP a toutefois précisé que cette démarche implique "la renonciation à certains droits et avantages pour le bénéfice de tous".

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