Le Sénat nigérian a validé ce mardi 9 novembre l'envoi de troupes au Bénin voisin. Une décision rétroactive, puisque l'armée de l'air a été déployée dès dimanche à Cotonou, après une tentative de coup d'État dans le pays. Cette procédure encadrée par la Constitution nigériane, qui doit survenir dans les 14 jours suivant un déploiement militaire à l'étranger, s'est avérée une formalité.
Dans sa lettre au Sénat, Bola Tinubu exhortait les législateurs à « agir rapidement » afin d'assurer la stabilité au Bénin, qui partage une frontière de 700 km avec le Nigeria.
Le chef de l'État indique que les autorités béninoises ont sollicité « un soutien aérien exceptionnel et immédiat » des forces armées nigérianes, suite à « une tentative de prise de pouvoir anti-constitutionnel et à la perturbation des institutions démocratiques ».
La demande a été transmise quelques minutes avant l'ouverture de la séance du Sénat, a été rapidement validée par un vote à main levé.
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Le président du Sénat, Godswill Akpabio, a salué ce résultat qui permet selon lui « d'assurer une mission de paix et de rétablir la stabilité » au Bénin, « évitant ainsi aux Nigérians de subir l'afflux de milliers de réfugiés » tout en « protégeant la frontière contre la criminalité ».
L'approbation du Sénat sera rapidement transmise au président Tinubu, a encore déclaré le président du Sénat, qui estime que « le président a pris la bonne direction » en ordonnant l'intervention de l'armée de l'air et l'envoi de troupes au Bénin « afin d'assurer la paix, la stabilité et de sauver la démocratie dans ce pays » selon ses termes.