Les États-Unis ont sanctionné quatre personnalités et quatre sociétés colombiennes, pour leur rôle dans le recrutement de mercenaires à destination du Soudan. Le département du Trésor l'a annoncé mardi 9 décembre. Début septembre, les autorités de Port-Soudan avaient écrit au président du Conseil de sécurité des Nations unies pour dénoncer ce réseau colombien, financé selon l'armée soudanaise, par les Émirats arabes unis au profit des Forces de soutien rapide.
D'après le Trésor américain, ce réseau de mercenaires gravite autour d'Alvaro Andres Quijano Becerra, un ancien militaire colombien, fondateur de la société A4SI, qui recrute d'anciens soldats colombiens pour des missions au Soudan. Alvaro Andres Quijano Becerra réside aux Émirats arabes unis.
Selon le Trésor, il était autrefois impliqué dans les affaires du cartel criminel, Norte del Valle. Les autres personnes sanctionnées font partie de son entourage. Il s'agit notamment de sa femme, directrice de l'entreprise de recrutement ou encore d'un autre ressortissant colombien qui gérait les paies des mercenaires.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Les États-Unis s'en prennent « à un réseau qui recrute pour les Forces de soutien rapide », explique John Hurley, sous-secrétaire au Trésor, qui dénonce leur « brutalité ».
Sur son compte X, Cameron Hudson, chercheur au Centre pour les études internationales et stratégiques, qualifie ces sanctions « d'une lâcheté incroyable », dans la mesure où l'administration Trump « ne fait jamais mention du régime qui signe les contrats et paie les factures ».
Depuis des mois, l'armée soudanaise accuse les Émirats arabes unis de financer les mercenaires étrangers au Soudan. L'envoyé spécial des États-Unis pour l'Afrique, Massad Boulos, se trouvait à Abou Dhabi fin novembre.