Ethiopie: La politique inspirée du concept « État Medemer » montre déjà son efficacité contre la corruption - Vice-premier ministre Temesgen Tiruneh.

Addis-Abeba — Le vice-Premier ministre Temesgen Tiruneh a affirmé que la stratégie de gouvernance basée sur le concept d'« État Medemer », lancée par le Premier ministre Abiy Ahmed, commence à produire des résultats concrets dans la lutte contre la corruption en Éthiopie.

Lors de la célébration de la 22e Journée internationale de lutte contre la corruption, organisée au Mémorial de la Victoire d'Adoua sous le thème « Une génération intègre, des institutions rigoureuses », il a expliqué que la corruption trouve ses racines dans l'affaiblissement moral de la société et la vulnérabilité des institutions publiques.

Tiruneh a rappelé que cela fait plus de vingt ans que l'Éthiopie mène des réformes juridiques et institutionnelles destinées à combattre la corruption sous toutes ses formes.

Depuis le lancement du vaste programme national de réformes, le gouvernement a entrepris un travail soutenu de mobilisation, notamment à travers la création du Comité national de lutte contre la corruption, chargé d'analyser les tendances, de sensibiliser les citoyens et de proposer des solutions pérennes.

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Il a souligné que les résultats récents montrent clairement la détermination du gouvernement de la Prospérité à combattre la corruption à tous les niveaux.

Les institutions réformées, a-t-il expliqué, disposent désormais de mécanismes plus solides pour détecter et prévenir les abus grâce à un renforcement notable de la transparence et de la redevabilité.

Le vice-Premier ministre a mis en avant plusieurs exemples concrets tels que l'achèvement du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), la transformation d'organismes de développement déficitaires en entreprises performantes, la réduction des déficits budgétaires, ainsi qu'une amélioration significative de la discipline fiscale.

Selon lui, ces avancées, confirmées par diverses distinctions nationales, illustrent les progrès majeurs accomplis dans l'assainissement de la gouvernance.

Il a également indiqué que la loi sur le recouvrement des avoirs illicites a été révisée afin de créer un cadre plus efficace pour récupérer les fonds publics volés.

Parallèlement, de nouveaux outils de gestion administrative, tels que le Guichet unique Mesob, ont été instaurés pour réduire les opportunités de corruption en simplifiant les procédures et en renforçant la transparence.

Toutefois, Temesgen a insisté sur le fait que la lutte durable contre la corruption nécessite d'investir dans l'éducation morale des jeunes générations afin de former des citoyens intègres et résistants à ce fléau.

Il a affirmé que la corruption, autrefois profondément ancrée au sein des institutions et menaçant la survie même du pays, a pu être largement neutralisée grâce à une lutte soutenue et déterminée.

Il a finalement appelé chacun à contribuer au renforcement de l'éthique citoyenne, à la modernisation des systèmes institutionnels et à l'application rigoureuse de la loi pour éradiquer durablement les crimes liés à la corruption.

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