Sénégal: UCAD/Polémique sur les armes, le ministre clarifie - « Il n'y a pas eu de blessure par balle »

11 Décembre 2025

Le ministre de l'Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, a affirmé qu'aucune bavure policière n'avait été enregistrée lors de l'intervention des forces de défense sur le campus pédagogique, une opération menée dans le cadre de la réquisition du recteur émanant du recteur.

Intervenant hier, mercredi 10 décembre, devant les députés réunis pour l'examen du budget de son département, il a indiqué avoir lui-même donné des instructions strictes : « Point d'armes à feu à l'université. »

Démentant formellement les allégations selon lesquelles de étudiants auraient été blessés par balle lors de cette intervention, suite à la réquisition du recteur de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité a répondu à un député ayant assuré depuis la tribune parlementaire : « j'ai vu des étudiants blessés par balle, la situation était insoutenable ! », Mouhamadou Bamba Cissé, a déclaré : « Monsieur Sall, honorable député Thierno Alassane, avec tout le respect que je vous dois, vous avez parlé de blessure par balle.

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Honnêtement, je n'ai pas vu de blessure par balle. Et je vous dis qu'il n'y en a pas. En tant que ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, je peux vous confirmer qu'il n'y a pas eu de blessure par balle. Je ne sais pas qui vous a informé, mais on ne vous a pas donné la bonne information, parce que ce sont ces personnes qui vous ont induit en erreur »

Il a précisé avoir convoqué son état-major pour donner des consignes fermes dans le cadre de la réquisition fondée sur la loi du 24 novembre 1994, relatives aux franchises universitaires : « Point d'armes à feu à l'université. Même si vous devez exécuter les réquisitions du recteur. Parce que je veux défendre les droits des étudiants, comme je veux défendre les droits des forces de défense et de sécurité : ils sont tous frères. »

Poursuivant son intervention, le ministre a admis l'existence de blessés dans les deux camps, tout en soutenant qu'aucune bavure policière n'avait été constatée, contrairement aux pratiques qui prévalaient sous l'ancien régime.

« Dans notre nouvelle doctrine du maintien de l'ordre, les choses ont changé. Je ne veux pas de bavure et je ne veux plus de bavure dans ce pays. La preuve : au-delà du fait qu'il n'y en a pas eu, aucune arrestation n'a été opérée. Il y a trois ans, on vous aurait arrêtés pour terrorisme et votre dossier aurait été mis en instruction », a-t-il soutenu.

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