Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (Fdr) va reprendre ses manifestations dès la semaine prochaine. Dans un communiqué rendu public hier, jeudi 11 décembre, la conférence des leaders de ce front qui regroupe plusieurs partis a par ailleurs dénoncé le tintamarre » autour de la baisse des prix de l'énergie qu'elle juge « superficielle et propagandiste, sans aucune incidence réelle sur la vie, de plus en plus difficile, des citoyens »
L'opposition regroupée au sein du Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (Fdr) crache sur la baisse des prix de l'énergie annoncée par le gouvernement la semaine dernière. Dans un communiqué rendu public hier, jeudi 11 décembre, Samba Sy, Secrétaire général du Parti de l'indépendance et du travail (PIT) et coordonnateur du FDR, ainsi que ses camarades, ont dénoncé le « tintamarre » autour d'une mesure jugée « superficielle et propagandiste, sans aucune incidence réelle sur la vie, de plus en plus difficile, des citoyens ».
Et pour cause : rappelant que le prix du baril stagne entre 60 et 65 dollars depuis 2024, loin des flambées post-Covid et guerre en Ukraine, la conférence des leaders du Fdr interpelle le gouvernement sur le prix du super, fixé à 820 F en Côte d'Ivoire depuis novembre 2025, alors qu'il est annoncé à 920 F au Sénégal, « avec une fierté déconcertante ».
Estimant que « le pays glisse vers une crise profonde », le Fdr a annoncé une vaste campagne de mobilisation nationale dès la semaine prochaine, avec des équipes déployées dans toutes les régions dont l'objectif est de « mettre un terme aux choix destructeurs par lesquels le régime du PASTEF est en train de faire reculer le Sénégal sur pratiquement tous les plans ».
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« Il devient impératif que cette mobilisation s'organise et s'intensifie sans délai », a martelé Samba Sy au nom de la conférence des leaders.
Mieux, les responsables de l'opposition ont également évoqué « l'absence d'alternative » pour empêcher que « la crise au sommet de l'État ne dégénère » et ne cause « des dommages irréparables pour le pays » pour justifier la reprise de leurs activités. Et ce, en pointant du doigt l'incapacité de l'État à honorer ses obligations les plus basiques, citant le non-versement des bourses étudiantes et les factures impayées aux entreprises de BTP, tandis que, selon eux, « les responsables du régime multiplient voyages en jet privé et apparitions en véhicules de luxe ».
Évoquant enfin une campagne arachidière compromise par le non-paiement des dettes dues aux opérateurs privés stockeurs (OPS), le FDR estime qu'en deux ans de pouvoir, « le Sénégal est en train de perdre son objectif de souveraineté alimentaire ». Les importations de céréales continuent d'augmenter : 2.741.400 tonnes en 2024 et déjà 2.323.625 tonnes à septembre 2025, alors que le total « avoisinait à peine 2 millions de tonnes en 2023 », selon l'ANSD ».