Cameroun: Kotto - Une bagarre de belles-mères au lendemain du mariage fait le buzz à douala

12 Décembre 2025

La célébration d'un mariage à Kotto, un quartier de Douala, a basculé dans le chaos dimanche dernier, au lendemain de l'union civile de Romain Samuel T. et Lafortune M. Ce qui devait être un moment de joie et de rassemblement s'est transformé en une violente rixe familiale impliquant principalement les mères des mariés, Martine E. et Pauline B. L'événement, qui s'est produit au domicile de Martine E. où le couple était logé, a nécessité l'intervention des forces de l'ordre.

L'origine de cette altercation matinale réside dans une vieille rancoeur et des considérations sociales. Martine E., 59 ans, la génitrice de la mariée, n'aurait jamais apprécié le « homologue » Pauline B., 64 ans, la mère du marié, qu'elle traite de femme de pauvre et d'endettée. L'ambiance, déjà tendue par des médisances et des remarques désobligeantes qui circulaient dans le cercle familial, a atteint son point de rupture lorsque Pauline B. a insinué que le fils rentrait dans une famille pauvre et très endettée.

La détonation initiale, entendue vers 7 heures du matin et destinée à alerter, a marqué le début des hostilités. Des témoins affirment que c'est Pauline B. qui a d'abord frappé. S'en est suivie une violente confrontation face-à-face, aggravée par l'intervention d'une cousine et d'autres convives. Le différend, loin de se calmer, a été alimenté par des échanges d'insultes graves, Martine E. allant jusqu'à taxer son homologue de « kon gossa » (mauvaise femme). Malgré les larmes des mariés, qui tentaient de les séparer en suppliant « Arrêtez-les ! », la situation était incontrôlable.

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Cet incident tragique met en lumière les tensions sociales et les jugements de valeur qui minent parfois les unions au Cameroun. La tradition, qui veut que Lafortune découvre ses affaires avant son arrivée, n'a pu empêcher l'éclatement du conflit. L'affaire, qui s'est conclue par un pétard tiré par un officier de police venu intervenir, a attiré l'attention du voisinage et a conduit à l'embarquement de plusieurs personnes pour le poste de police de Deido, dont les mariés. Cet épisode souligne l'urgence d'une meilleure gestion des conflits post-nuptiaux et la nécessité de privilégier la stabilité sociale et l'entente pour la pérennité du foyer conjugal.

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