L'enquête judiciaire sur la mort de 11 patients dialysés durant la pandémie de Covid-19 a repris, le mercredi 10 décembre, devant la cour de Curepipe. Ce qui devait être une audience matinale, programmée pour 9 heures, n'a finalement débuté qu'après plus de trois heures d'attente. Au centre des débats du jour : les dossiers médicaux.
Un responsable du département des records du ministère de la Santé a été convoqué pour remettre à la cour l'ensemble des dossiers médicaux des 11 patients décédés. Ces documents permettront à la magistrate de déterminer précisément quels témoins seront entendus lors des prochaines séances. Une nouvelle liste de personnes appelées à témoigner - infirmiers, médecins, responsables administratifs et personnels affectés au centre de quarantaine - sera constituée sur la base de ces dossiers.
La Dr Ballam a ensuite été appelée à la barre pour éclairer la cour sur les pratiques et les responsabilités du personnel médical en service au moment des faits. La praticienne a répondu en détail aux questions, retraçant les procédures alors en vigueur, le rôle attribué à chaque membre de l'équipe soignante et les décisions prises dans le contexte de la crise sanitaire. Son témoignage vise à replacer les actions des soignants dans la réalité d'une période où les structures hospitalières et les centres de quarantaine étaient soumis à une pression inédite.
Dans la salle, les proches des victimes ont une nouvelle fois assisté à l'audience dans le calme, mais non sans émotion. Pour beaucoup, chaque séance est l'espoir d'obtenir enfin des réponses sur les circonstances qui ont mené à la mort de leurs proches - des patients sous dialyse, réputés vulnérables, dont l'état de santé nécessitait un encadrement constant.
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Alors que l'enquête judiciaire progresse par étapes, le travail de reconstruction des faits continue. La cour doit désormais analyser les dossiers remis mercredi et établir la liste des prochains témoins. Les auditions reprendront lors de la prochaine session en présence des familles qui, plus de quatre ans après les décès, attendent toujours vérité et justice.