Sénégal: Cancer du col de l'utérus - Plus de 5 100 femmes dépistées lors d'une caravane nationale

Louga — Plus de 5 100 femmes ont été dépistées et plus de 500 prises en charge pour des lésions précancéreuses du col de l'utérus à l'issue de la caravane nationale pour l'élimination du cancer du col de l'utérus, a-t-on appris du président de la Société sénégalaise de colposcopie et de pathologie liée au papillomavirus (SSCPP).

"Cette caravane, démarrée le 21 novembre à Dakar, a sillonné les 14 régions du Sénégal pendant 22 jours, avec pour objectif principal le plaidoyer en faveur de la vaccination des filles âgées de 9 à 14 ans, ainsi que le dépistage et le traitement des lésions précancéreuses", a expliqué le professeur Omar Gassama.

"De façon globale, nous avons vu plus de 5 100 femmes dépistées dans les 14 régions, en attendant la compilation finale des données", a-t-il précisé à l'étape de Louga de cette caravane nationale.

Il a signalé que plus de 500 femmes ont également bénéficié d'un traitement des lésions précancéreuses du col de l'utérus.

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"À Louga, plus de 500 femmes ont été consultées, notamment au centre hospitalier régional, dans les centres de santé de Louga, Sakal, Kébémer et Darou Mousty, où les équipes étaient simultanément déployées", a indiqué le professeur Gassama.

Outre les activités de dépistage, la caravane a permis de renforcer les capacités des prestataires de santé, avec la formation de plus de 180 sages-femmes aux techniques de dépistage et de traitement des lésions précancéreuses.

Le professeur Gassama a rappelé que le cancer du col de l'utérus est une maladie évitable, invitant les femmes âgées de 25 à 69 ans à se faire dépister régulièrement.

Le président de la Société sénégalaise de colposcopie et de pathologie liée au papillomavirus a également insisté sur l'importance de la vaccination gratuite des filles de 9 à 14 ans, qu'il considère comme "la seule voie de salut".

Selon lui, le cancer du col de l'utérus demeure un problème majeur de santé publique, avec plus de 600.000 nouveaux cas et 300.000 décès chaque année dans le monde.

Au Sénégal, a-t-il ajouté, plus de 2.000 femmes en meurent chaque année, soit environ cinq nouveaux cas et cinq décès par jour.

Pour inverser cette tendance, il a appelé à s'aligner sur les objectifs d'élimination de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui visent notamment la vaccination de 90 % des filles, le dépistage de 90 % des femmes et la prise en charge de 90 % des patientes nécessitant radiothérapie et chimiothérapie.

Il a, à ce propos, plaidé pour un renforcement des infrastructures, rappelant que le Sénégal ne dispose que de quatre appareils de radiothérapie, alors qu'il en faudrait au moins dix, conformément aux recommandations de l'OMS.

Le président de la SSCPP a enfin remercié les partenaires techniques et financiers, les autorités sanitaires, les directeurs régionaux de la santé, les médecins-chefs de district et les responsables hospitaliers des 14 régions, pour leur accompagnement dans la mise en oeuvre de cette caravane nationale.

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