L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat), section Côte d'Ivoire, a pris part le mercredi 10 décembre 2025, à la Journée internationale des droits de l'homme, dans le cadre de la quinzaine organisée par le Conseil national des droits de l'homme (Cndh), dans la commune d'Anyama.
« Même détenu, toujours humain : promouvoir la dignité sans condition, notre combat », tel est le thème choisi par l'Acat pour l'année 2025. Cette initiative vise à dénoncer les mauvaises conditions de vie des détenus, notamment la surpopulation carcérale, l'accès limité aux soins, la lenteur des procédures judiciaires et l'insuffisance des programmes de réinsertion, autant de facteurs qui mettent en péril leur dignité.
« Il faut que nous nous rapprochions de nos populations. Elles ont une mauvaise perception de tout ce qui concerne la détention. Il y a beaucoup de réalités qu'elles ignorent. Il était donc important pour nous, à l'Acat, de participer à cette quinzaine, au regard du nombre de personnes qu'elle mobilise. Ce, afin de toucher le maximum de citoyens à travers cette sensibilisation, et de les amener à s'intéresser à la cause de tous ceux qui sont privés de liberté », a indiqué Camara Férima, coordinatrice nationale du projet « Renforcer activement les droits des détenus, améliorer leur réinsertion et leur santé » (Radars).
Pour elle, la situation des détenus doit constituer une préoccupation collective. « Il est important d'attirer l'attention des uns et des autres sur ce qui se passe dans le milieu carcéral, mais aussi de sensibiliser l'ensemble de la population afin qu'elle s'en préoccupe. Car en réalité, ce sont nos frères qui s'y trouvent. Il est donc essentiel que chacun ait à l'esprit que nous devons militer ensemble pour améliorer les conditions de ceux qui y vivent », a-t-elle exhorté.
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