Centrafrique: Le coup d'envoi de la campagne pour les élections générales du 28 décembre a été donné

Panneau de campagne pour le vote

À compter de ce samedi 13 décembre, les candidats aux élections présidentielle, législatives, régionales et municipales qui se dérouleront le même jour ont deux semaines pour convaincre les électeurs de voter pour eux. Tous les regards se tournent en particulier vers la présidentielle où le chef de l'État sortant, Faustin-Archange Touadéra, est candidat à sa propre succession.

La campagne électorale en vue des élections générales prévues le 28 décembre prochain en Centrafrique est officiellement lancée depuis ce samedi 13 décembre. Alors que dans deux semaines, plus de deux millions d'électeurs seront appelés aux urnes pour quatre scrutins, c'est sans surprise vers la présidentielle que tous les regards sont tournés. Sept candidats sont en lice pour la magistrature suprême avec parmi eux, le président sortant Faustin-Archange Touadéra, candidat à sa propre succession, et son principal challenger, le chef de file de l'opposition, Anicet-Georges Dologuélé.

Discours, distribution de tracts, meetings : dès les premières heures de la matinée de ce samedi, l'un et l'autre sont partis à la rencontre des électeurs. Après une première étape à Sibut, une localité située à 185 km au nord de la capitale, Faustin-Archange Touadéra a organisé un grand rassemblement au stade Barthélemy-Boganda de Bangui rempli d'une foule enthousiaste vêtue de bleu et de blanc, les couleurs du Mouvement coeurs unis (MCU), le parti au pouvoir.

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Entre applaudissements, danses et chants des militants, le chef de l'État sortant a choisi de mettre l'accent sur les préoccupations quotidiennes des Centrafricains dans son discours : la paix, la sécurité, l'emploi, le coût de la vie et l'accès aux services sociaux de base notamment. « Je m'engage à poursuivre ce que nous avons entrepris ensemble pour hisser notre pays encore plus haut », a-t-il déclaré avant de poursuivre : « Nous avons les capacités de transformer notre destin. Nous pouvons réussir si nous avançons ensemble avec discipline, union et sens de la communauté nationale. L'avenir de la République centrafricaine n'appartient pas à un homme ni à un camp, il appartient à tout un peuple ».

Les questions de gouvernance, de paix et de développement au coeur du débat public

De son côté, le chef de file de l'opposition, Anicet-Georges Dologuélé, a lui opté pour une stratégie de proximité en participant à une grande marche à travers Bangui. Devant ses partisans, le président de l'Union pour le renouveau centrafricain (Urca) a profité d'une allocution dans les locaux de l'école Ama pour dévoiler une partie de son programme : « Nous proposons [aux Centrafricains] des projets très précis et concrets pour changer leur vie, sortir le pays de l'extrême pauvreté. [Nous voulons] réconcilier le Centrafricain avec lui-même, le réconcilier avec les institutions, avec l'administration, construire des infrastructures pour attirer le secteur privé », a-t-il notamment affirmé, se présentant comme l'homme capable de redresser le pays.

Quant à l'ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra, un autre poids lourd de la scène politique centrafricaine, il a tenu son premier meeting dans le deuxième arrondissement de Bangui. Candidat du parti Unité républicaine (Unir), il a tout particulièrement mis en avant les questions de solidarité nationale, de rétablissement de l'État de droit et de lutte contre l'impunité.

Alors que les questions de gouvernance, de paix et de développement s'imposent au coeur du débat public, la campagne électorale s'achèvera le 26 décembre prochain.

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