Afrique du Sud: Le gouvernement lance la révision de sa politique de justice économique

Le ministre sud-africain des Télécommunications vient de demander à l'autorité de régulation nationale de revenir sur la règle contraignant toute entreprise étrangère qui souhaite s'implanter en Afrique du Sud à céder 30% de ses capitaux à des populations locales historiquement désavantagées. Une décision vécue par beaucoup comme un moyen d'ouvrir le pays au fournisseur d'accès à internet Starlink d'Elon Musk.

Le ministre sud-africain des Télécommunications est-il en train d'ouvrir la porte au fournisseur d'accès à internet par satellite Starlink qui appartient à la société SpaceX d'Elon Musk ? En pleine crise diplomatique entre Washington et Pretoria, Solly Malatsi vient en tout cas de publier une directive officielle dans laquelle il demande à l'autorité de régulation nationale d'abandonner certaines de ses règles sur la propriété locale.

Parmi elles notamment : celle mise en place pour rétablir une plus grande justice économique dans le pays après l'apartheid en contraignant toute entreprise étrangère qui souhaite s'implanter en Afrique du Sud à avoir au moins 30% de ses capitaux détenus par des populations historiquement désavantagées - à savoir les populations noires, principalement.

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En lieu et place, Solly Malatsi propose en effet une simple obligation d'investir dans les infrastructures du pays, ce qui représente un changement de taille. Objectif : « attirer plus d'investissements » tout en « améliorant la vie des Sud-Africains », notamment en matière d'accès à internet, selon lui.

Une victoire pour Elon Musk

Si l'autorité de régulation donne suite au changement qu'il demande, Elon Musk, qui fait pression sur Pretoria depuis plusieurs mois pour implanter son réseau internet par satellite en Afrique du Sud, aura alors remporté une grande victoire.

Extrêmement sensible en Afrique du Sud, la question l'est d'autant plus qu'elle fait aussi l'objet de nombreuses fausses informations en provenance des États-Unis, que ce soit de la part du fondateur de SpaceX ou du président américain Donald Trump qui qualifient l'un et l'autre la politique intérieure sud-africaine de « raciste » envers les blancs - même si, dans les faits, l'économie sud-africaine reste encore largement dominée par la minorité blanche...

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