En Centrafrique, la campagne électorale a débuté le 13 décembre 2025 sur l'ensemble du territoire national, en vue de la présidentielle, des législatives, des régionales et des municipales du 28 décembre. Pendant deux semaines, les candidats vont à la rencontre des électeurs afin de présenter leurs projets et solliciter leurs suffrages. À Bangui, plusieurs Centrafricains estiment que la campagne se déroule dans un climat globalement calme, marqué par le respect mutuel entre les acteurs politiques. En revanche, d'autres observateurs soulignent que l'absence de certains poids lourds de l'opposition pourrait remettre en question le caractère inclusif du scrutin.
À chaque carrefour de la capitale de la République centrafricaine (RCA), des banderoles s'élèvent, des affiches de partis politiques s'alignent le long des artères de la capitale. Sur les pancartes, les couleurs et les slogans rivalisent d'originalité pour capter les regards des électeurs.
Rémy Sayé y voit un début positif. « La campagne débute dans de bonnes conditions, affirme-t-il. Je constate que chaque candidat agit librement, conformément à son programme, sans être inquiété. Le respect mutuel est bien présent. J'espère que cet esprit se maintiendra jusqu'à la fin ».
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Dans les rues, les conducteurs de moto-taxis sont très sollicités, pour transporter les militants d'un quartier à l'autre. Selon Jonas Bandolo, le manque de figures majeures de la politique centrafricaine remet en cause la crédibilité de cette élection. « Certains grands partis politiques ayant gouverné le pays par le passé ont choisi de boycotter cette élection. Les principales figures de l'opposition sont également absentes. J'aurais souhaité qu'un dialogue ait lieu avant l'organisation de ce scrutin, afin de garantir son caractère inclusif et crédible », déplore-t-il.
Aucun incident majeur relevé durant les deux premiers jours
Pour encadrer le bon déroulement de cette campagne, le Cadre de concertation pour les élections (CCE) a élaboré un code de bonne conduite adopté par les candidats et partis politiques.
Barbara Sanga est sa présidente. « Le code de bonne conduite est un document d'obligation morale, qui donne la possibilité à tous les candidats de battre campagne en respectant les autres candidats, assure-t-elle. Il donne aussi la possibilité à tous les candidats de ne pas enfreindre les droits des autres, de ne pas priver les autres électeurs de voter pour leurs concurrents. Et aussi, le code de bonne conduite leur donne la possibilité d'accepter le résultat qui sera proclamé par le Conseil constitutionnel ».
Après deux jours de campagne, aucun incident majeur n'a eu lieu sur l'ensemble du territoire.
La campagne pour le quadruple scrutin - présidentiel, législatif, municipal et régional - en Centrafrique a débuté samedi, avec des meetings dans la capitale Bangui de plusieurs candidats, dont le président sortant Faustin-Archange Touadéra. Les Centrafricains sont appelés aux urnes le 28 décembre dans un scrutin boycotté par une partie de l'opposition.