Kenya: Safaricom lève 154 millions de dollars, la vente d'obligations suscitant une forte demande

13 Décembre 2025

Safaricom Plc a levé 20 milliards KES (154 millions de dollars) de la première tranche de son programme de billets à moyen terme après que la demande des investisseurs ait presque triplé son objectif initial.

La plus grande entreprise de télécommunications du Kenya avait prévu de lever 15 milliards de KES, mais les souscriptions ont atteint environ 41,4 milliards de KES, soit une augmentation de 275,7 %. La demande excédentaire a conduit Safaricom à exercer une option de surallocation de 5 milliards de KES, ce qui lui a permis d'augmenter la taille de l'émission.

La vente d'obligations, qui s'est achevée le 5 décembre, est la première tranche d'un programme de 40 milliards de KES approuvé par l'autorité kényane des marchés des capitaux en novembre. Les obligations seront cotées à la Bourse de Nairobi, ce qui permettra aux investisseurs de disposer d'un actif négociable à revenu fixe émis par l'une des entreprises les plus rentables du pays.

Safaricom a déclaré que la forte réaction reflétait la confiance dans son profil de crédit et ses perspectives à long terme. Le Nairobi Securities Exchange a déclaré que la transaction montrait l'ampleur des liquidités locales et la capacité du marché à soutenir les levées de fonds des grandes entreprises.

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Safaricom peut revenir sur le marché pour lever le solde du programme. L'entreprise a déclaré que les futures tranches pourraient inclure des obligations vertes ou sociales pour financer des projets alignés sur les objectifs de durabilité.

Points clés à retenir

La vente d'obligations sursouscrites par Safaricom témoigne d'un regain d'intérêt pour la dette des entreprises kényanes dans un contexte de resserrement des conditions d'emprunt au niveau mondial. Les investisseurs institutionnels locaux, y compris les fonds de pension et les gestionnaires d'actifs, continuent de privilégier les entreprises bien établies dont les flux de trésorerie sont stables par rapport aux actifs plus risqués.

La transaction reflète également une évolution plus générale des marchés des capitaux kényans, où les grandes entreprises se tournent de plus en plus vers la dette locale plutôt que vers les prêts bancaires. Les obligations offrent des durées plus longues, des prix prévisibles et l'accès à un plus grand nombre de capitaux, tout en contribuant à l'approfondissement du marché national des titres à revenu fixe. Pour l'économie kenyane, la forte demande est un signe de confiance malgré la pression fiscale et les taux d'intérêt élevés.

Elle montre également que l'épargne locale peut financer d'importants investissements d'entreprise sans dépendre de capitaux étrangers. Alors que de plus en plus d'émetteurs se tournent vers le marché, les régulateurs et les bourses encouragent la diversité des produits, y compris les obligations vertes et sociales, afin de canaliser les capitaux vers les projets d'infrastructure, climatiques et numériques.

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