La Direction Générale de l'Institut Sénégalais de Recherche Agricole (ISRA) a organisé avant-hier, samedi 13 décembre, une visite conjointe entre ses techniciens et les partenaires privés. Le but est de vulgariser les résultats des recherches réalisés au niveau de leurs parcelles conjointes où sont cultivées des semences de diverses spéculations. C'était en présence du Président du Conseil d'administration de l'ISRA, du Directeur général de cet institut, du président du CNCR entre autres. Ces derniers misent aujourd'hui sur la recherche et la production de semences de qualité pour l'atteinte des objectifs d'autosuffisance alimentaire dans le pays.
Pour le président du Conseil d'administration de l'Institut Sénégalais de Recherche Agricole (ISRA), Mbaye Sylla Khouma, ces parcelles conjointes sont une dimension innovante de ce qu'ils font. « Le fait que nous ayons ici des parcelles conduites de manière conjointe entre eux et nous, c'est une première car avant, c'est l'ISRA tout seul qui se mettait effectivement dans ces parcelles et qui recherchait et transférait le témoin. Mais ici, vous voyez que cette parcelle a été conduite par un producteur privé du nom de Abdoulaye Faye, un partenaire au niveau de la recherche.
Et ça, c'est un élément extrêmement important qui montre qu'en fait, ici, nous sommes dans une recherche-développement, c'est-à-dire une recherche où les résultats seront immédiatement traduits en exploitation finale au niveau du monde paysan. Et c'est en cela que cette visite que nous avons faite sur des parcelles expérimentales sur du riz, donc de plusieurs variétés, poussant sur du sol assez salé pour voir un peu les tolérances en termes de niveau de concentration de sel. C'est une dimension importante que nous avons conduite », a-t-il indiqué.
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Cette visite, a-t-il ajouté, est extrêmement importante en ce sens qu'ils ont des partenaires avec qui ils sont au début, en amont, jusqu'en aval de la chaîne de valeur. Le président du Cadre national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), Nazirou Sall, a quant à lui tenu à remercier l'ISRA d'avoir accepté cette proposition de nouer un partenariat avec les acteurs privés qu'ils sont. « Nous sommes des agriculteurs de la vallée du fleuve que l'ISRA accepte de loger dans ses propres sites, dans un contrat avec une transparence qu'il faut, pour deux raisons.
La première chose c'est que nous sommes ici pour arriver à avoir de bonnes semences. C'est en portant des bonnes semences qu'on arriverait à augmenter la productivité chez nous. C'est en augmentant notre productivité qu'on arriverait à créer des revenus et à pouvoir être des dignes fils et des dignes filles de ce pays et pouvoir apporter notre contribution sur ce qui est visé comme finalité, la souveraineté alimentaire de ce pays. Le deuxième élément qui est le plus important, c'est la première fois que nous avons travaillé avec l'ISRA de cette forme de partenariat », a-t-il précisé.
Il a rappelé que c'est une première initiative réalisée sur quatre sites avec des spéculations très différentes notamment l'arachide, le mil, le maïs et le riz. Mais le travail a été de dur labeur, de l'avis de Aboulaye Faye, point focal de ce projet, mis en oeuvre dans le cadre du partenariat entre l'ISRA et le CNCR. « Ça a été un peu difficile auparavant, d'autant plus que cette terre qu'on a exploitée aujourd'hui est restée pendant au moins une dizaine d'années sans être exploitée. Donc quand on venait, on ne savait pas exactement quelle était vraiment la structure du sol.
Donc il a fallu à un moment donné, procéder à des analyses, à des recherches pour pouvoir connaître un peu le sol et savoir aussi la technique qu'il fallait utiliser pour pouvoir le valoriser. Alors à partir de là, on a eu nos résultats et on s'est engagés », a-t-il expliqué.