China Town, l'un des plus grands magasins de vente de produits divers, situé en face du commissariat du 2e arrondissement, dans le quartier N'Gattakro à Bouaké, a été ravagé à près de 70 % par les flammes.
Selon le témoignage d'un vigile d'un magasin situé juste en face de l'édifice sinistré, l'incendie se serait déclenché aux environs de 8 heures, ce lundi 15 décembre 2025. De hautes flammes s'élevaient alors au-dessus de la ville de Bouaké.
Le capitaine Pélaridjou Koné, commandant de la 3e compagnie de sécurité et d'incendie du Groupement des sapeurs-pompiers militaires (Gspm) de Bouaké et ses hommes se sont rapidement déployés sur les lieux du sinistre.
« Dès notre arrivée, nous avons effectué une reconnaissance rapide afin d'avoir une vue d'ensemble du feu et de déployer les moyens matériels conséquents. Ce qui a été fait », a-t-il expliqué.
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Il a indiqué qu'au regard de l'étendue de la superficie touchée, deux secteurs d'intervention ont été mis en place. « Nous avons déployé cinq lances pour pouvoir maîtriser le feu. À l'heure où nous vous parlons, l'incendie est sous contrôle », a assuré le capitaine. « Nous ne déplorons aucune perte en vie humaine. Les dégâts matériels peuvent être estimés à environ 70 % », a-t-il précisé.
Vanié-Bi Jean François, secrétaire général de la Préfecture de Bouaké, accompagné de Jocelyn Yapo, également secrétaire général de la Préfecture, de Mamadou Fadiga, directeur régional du Commerce et de l'Industrie de Gbêkê, et de Souleymane Barro, chef de cabinet du maire de Bouaké, s'est rendu sur les lieux du sinistre afin d'encourager les services de sécurité.
Outre le Gspm, la Police nationale et la Gendarmerie nationale étaient également mobilisées pour sécuriser la zone et prévenir tout acte de pillage. Au nom du ministre du Commerce et de l'Industrie ainsi que des autorités locales, le directeur régional du Commerce et de l'Industrie, après avoir constaté l'ampleur des dégâts, a exprimé la compassion du gouvernement aux responsables de cette structure, affirmant que l'État se tient à leurs côtés.
« Nous sommes touchés par cette grande perte. Elle concerne non seulement les emplois, car cette entreprise employait de nombreux compatriotes, mais également les recettes de l'État », a déploré Mamadou Fadiga. Notons qu'une enquête a été ouverte par les services de sécurité compétents afin de déterminer l'origine exacte de cet incendie.