La Société d'exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (Sodexam) a signé le lundi 15 décembre 2025, une convention avec le Comité de concertation État - secteur privé (Ccesp) et les ONGs parties prenantes de la mise en oeuvre de l'Initiative " Business For Gender Equality ", (B4Gender).
L'accord a été paraphé pat Jean-Louis Moulot (Dg de la Sodexam), Mariam Fadiga Fofana (secrétaire exécutive du Ccesp) et Nesserou Guei (représentant des Ong partenaires). Par cette entente scellée à son siège à Port-Bouët, la Sodexam s'est engagée à contribuer à la mobilisation des ressources financières en faveur de ladite initiative dont l'objectif est de contribuer à la mise en place d'un système éducatif inclusif.
C'est en cela qu'en plus du don de neuf millions de Fcfa, l'entreprise a dégagé 2,5 millions de Fcfa pour la confection d'urnes et de mascottes qu'elle entend disposer dans les aéroports sous son contrôle, à l'effet de mobiliser les contributions des usagers de ces plateformes aéroportuaires. L'aéroport de Bouaké a été choisi pour la phase pilote du projet.
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À l'occasion, Jean-Louis Moulot a déclaré que la Sodexam « est pleinement consciente de son rôle au-delà de ses missions techniques ». « Notre responsabilité s'étend également au soutien des politiques publiques en matière d'éducation, de promotion du genre et de renforcement du capital humain. B4Gender nous offre l'opportunité de renforcer notre stratégie RSE tout en contribuant à un impact social réel, mesurable et visible », a-t-il souligné.
Un engagement salué
Saluant l'engagement de la Sodexam, la secrétaire exécutive du Ccesp a indiqué qu'il « confirme encore une fois la conciliation possible entre impératifs de performances économico-financières propres à toutes entreprises, et contribution à la satisfaction de besoins sociaux communautaires ». Et d'ajouter que « cet engagement rappelle avec force, la priorité que nous devons tous accorder, secteur public, secteur privé et société civile à certains sujets d'intérêt national, comme l'École ».
Mariam Fadiga Fofana a également indiqué qu'entre fin décembre 2024 et le premier trimestre 2025, l'initiative « a pris le temps de mûrir avec désormais des piliers solides ». Parce que B4Gender repose sur « une convention cadre matérialisant l'engagement des seize (16) ONGs ; une gouvernance renforcée avec des organes de pilotage et de suivi-évaluation fonctionnels impliquant les ministères techniques concernés ; et un dispositif désormais éprouvé de prospection des partenaires qui commence à produire des résultats encourageants ». Elle n'a donc pas manqué d'inviter les ONGs partenaires à une gestion efficiente des ressources mises à leur disposition, afin de susciter davantage d'engagement de la part des entreprises publiques et privées.
S'exprimant au nom des ONGs partenaires, Assana Bakayoko, Bouaké n'a pas été choisie par hasard. D'autant que « cette ville a déjà été au coeur du programme national d'éducation inclusive ». Mais également parce que la ville dispose d'acteurs locaux mobilisés, accueille dans plusieurs écoles des enfants malvoyants ou malentendants, et bénéficie d'une dynamique institutionnelle forte, a-t-elle relevé.