Dans le cadre des 16 jours d'activisme pour le respect des droits de l'homme, une conférence de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG) s'est tenue le 10 décembre 2025, à la Direction régionale de la Famille, de la Femme et de l'Enfant d'Abengourou.
Cette initiative est portée par le Réseau des Dynamiques Institutrices de Côte d'Ivoire (REDICI), section d'Abengourou, sous la présidence de Mme Séka née Kouassi Véronique, présidente locale dudit réseau. À travers cette activité, les institutrices ont réaffirmé leur engagement à lutter activement contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles.
Placée sous le thème : « Tous ensemble contre les violences numériques et les féminicides », la conférence a été animée par Mme Koffi Datté, conférencière principale. Dans son exposé, elle a insisté sur la nécessité de prévenir les violences, protéger les victimes et dénoncer les auteurs, appelant à une mobilisation collective de l'ensemble des acteurs de la société.
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La conférencière est également revenue sur l'historique des 16 jours d'activisme, qui débutent chaque année le 25 novembre et prennent fin le 10 décembre, Journée internationale des droits de l'homme. Le 25 novembre commémore l'assassinat, en 1960 en République dominicaine, des soeurs Mirabal, militantes opposées à la dictature en place à l'époque. Cette date symbolique marque aujourd'hui le point de départ des actions mondiales de dénonciation des abus et violations des droits humains.
Mme Koffi Datté a par ailleurs défini les violences numériques comme l'ensemble des menaces, propos malveillants, actes de harcèlement et comportements négatifs perpétrés en ligne à l'encontre d'une personne. Elle a également exposé les causes et les conséquences des violences basées sur le genre, mettant en lumière leurs impacts psychologiques, sociaux et parfois mortels sur les victimes.
Au terme des échanges, un constat général s'est dégagé : la domination masculine persistante favorise de nombreux abus, tandis que l'insuffisance de lois spécifiques et dissuasives contre les féminicides demeure une préoccupation majeure.
En guise de recommandations, les participantes ont préconisé la création de centres d'accueil et d'écoute pour les victimes des VBG, ainsi que le renforcement du cadre juridique afin de sanctionner plus sévèrement les auteurs de violences.
Par cette action, le REDICI Abengourou entend contribuer durablement à la promotion des droits des femmes et à l'éradication des violences sous toutes leurs formes.