À quelques jours du coup d'envoi de la CAN, RFI dévoile plusieurs entretiens avec ceux qui porteront les couleurs de leurs pays au Maroc. L'attaquant du FC Lorient Aiyegun Tosin découvrira la compétition avec le Bénin, absent des deux dernières éditions. Il rêve d'aller aussi loin que la génération de son idole Stéphane Sessègnon, auteur d'un parcours historique en 2019 en atteignant les quarts de finale.
Racontez-nous vos souvenirs d'enfance au Bénin...
Je suis né au Nigéria mais j'ai grandi à Cotonou. Qui dit Nigérian, dit Béninois. Ma mère est Béninoise. Après ma naissance, elle est rentrée au pays. Le Bénin, c'est tout pour moi. Aujourd'hui, me voir à ce niveau pour le représenter, c'est un plaisir.
Votre parcours vous a amené à passer par la Lettonie. Ce n'est pas courant.
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Mon agent m'a dit que j'irais en Lettonie (au FK Ventspils) et j'ignorais où c'était. J'ai regardé en ligne pour savoir. Pour ma part, le plus important était de jouer car j'étais venu en Europe pour ça. Arriver là-bas, il faisait tellement froid, -30°, -40 °, c'était trop (rires). Après, j'ai pris l'habitude. Ensuite, j'ai fait quatre ans à Zürich où j'ai été champion et j'ai grandi. Là, je continue d'apprendre en Bretagne.
Quel est votre premier souvenir de foot ?
Je voyais Stéphane Sessègnon qui jouait et je rêvais de devenir comme lui. Tous les jeunes voulaient être comme Stéphane Sessègnon parce qu'il jouait pour Paris à cette époque.
Il représente quoi aujourd'hui pour vous ? L'avez-vous déjà croisé ?
C'est un rôle modèle pour tous les jeunes Béninois. Il m'appelle tout le temps, avant et après chaque match. Ça me donne de la force de lui parler.
Steve Mounié lui a succédé au capitanat. Personnellement, quel rôle pensez-vous occuper désormais dans la sélection ?
Steve a plus d'expérience que tout le monde. Il m'avait encouragé après ma première sélection. J'essaie aussi de parler aux jeunes mais je ne suis pas quelqu'un de bavard. J'aime observer.
Le peuple se rassemble derrière les Guépards après votre parcours lors des éliminatoires du Mondial 2026 (3e du groupe C, derrière l'Afrique du Sud et le Nigeria). Est-ce que cette CAN sera perçue comme une revanche ?
C'est le foot. On a tout essayé pour se qualifier pour la Coupe du monde. Nous ne sommes pas qualifiés, ce n'est pas grave. Il faut tout donner à la CAN car les gens pensent que le Bénin est un petit pays de football.
Vous arrivez masqués dans un groupe dans lequel se logent aussi le Sénégal et la RDC. Ce côté outsider, ça vous enlève de la pression ?
Il n'y a pas de pression. Au contraire, ça nous motive. On a rêvé de jouer les gros matchs. Le Sénégal et la RDC sont au top mais tout peut arriver. On travaille et on croit en nous. J'espère qu'à la CAN, on va se faire remarquer.