Le ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement a jugé globalement satisfaisant le bilan de la gestion des inondations en 2025, marqué par des pluies précoces et parfois extrêmes.
Sur l'ensemble du territoire, plus de 10 millions de mètres cubes d'eau ont été pompés, selon les données présentées ce mardi 16 décembre 2025 lors de l'atelier national d'évaluation de l'hivernage et de préparation de la campagne 2026.
D'après l'Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (Anacim), la saison des pluies a évolué d'une situation normale à excédentaire, avec des pics enregistrés notamment au mois d'août. Face à ces épisodes, les autorités ont procédé au curage de près de 600 kilomètres de réseaux, au traitement de plus de 10 hectares de bassins et à la mobilisation de 210 camions hydrocureurs. La Brigade nationale des sapeurs-pompiers est intervenue sur plus de 500 sites.
L'année a également été marquée par la construction de sept bassins de rétention, de plus de 8 kilomètres de digues, ainsi que d'ouvrages de drainage et de protection, notamment dans la vallée du fleuve Sénégal où 15 kilomètres de digues ont permis de limiter les dégâts.
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En 2025, le bilan humain fait également état de 20 décès et de 8 336 sinistrés liés aux inondations selon le ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement. Des axes routiers ont été coupés à Bakel, Matam et Tambacounda, tandis que 946 hectares de terres agricoles et 296 établissements ont été touchés, tous traités et libérés.
À Touba, où 70 000 personnes sont exposées, les pertes annuelles sont estimées à 30 milliards de FCfa. Un investissement de 93 milliards de FCfa est jugé nécessaire pour assécher durablement la ville. Dans la zone du Lac Rose, 20 000 personnes restent vulnérables, pour des pertes évaluées à 4 milliards de FCfa par an, nécessitant 35 milliards de FCfa. Les autorités réaffirment que la prévention demeure moins coûteuse que la réparation.