B. Niang est un neveu indélicat. Sa tante M.D.B. Wade lui a prêté son téléphone. Il s'est envoyé ses vidéos intimes. Ensuite, il a acheté une nouvelle puce et lui a balancé les images compromettantes en lui réclamant de l'argent.
Pour envoyer des photos de son passeport à son frère, B. Niang, mécanicien, a emprunté le téléphone de sa tante M.D.B. Wade qui dispose d'un IPhone. En jetant un coup d'oeil indiscret sur sa galerie, il est tombé sur des vidéos intimes de sa parente et les a envoyées sur son numéro.
Puis, le jeune homme a acheté une puce. Ne sachant pas écrire, il a demandé à son ami un certain Pape d'envoyer ce message à sa tante : « 100.000 FCfa tout de suite ou je les publie », accompagné des images. Loin de se douter de l'identité de l'envoyeur, la tante a déposé une plainte contre X.
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L'enquête a permis de démasquer B. Niang. Ce dernier qui avait reconnu les faits devant la police, a tenté de les nier à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, hier. Il y était attrait pour collecte illicite de données à caractère personnel, diffusion d'images contraires aux bonnes moeurs et tentative d'extorsion de fonds. Selon sa nouvelle version, sa tante lui a envoyé ses vidéos par inadvertance, il a voulu en profiter pour tenter de gagner des sous.
Si le prévenu s'est permis de donner une autre version des faits, c'est qu'il ne regrette pas, a constaté le parquet qui a requis l'application de la loi pénale. L'avocat de B. Niang lui a demandé s'il se croit plus intelligent que tout le tribunal réuni. Il l'a quasiment grondé avant de lui conseiller de dire la vérité et de demander pardon. B. Niang a fondu en larmes avant de reconnaître ce qui lui est reproché. Il soutient n'avoir pas agi pour l'argent mais pour que sa tante rejoigne le droit chemin.
La défense a salué la bienveillance de la partie civile qui lui a confié que si elle savait que son neveu était derrière cette affaire, elle n'aurait pas déposé une plainte. Il a également apprécié son courage de se présenter à la barre, malgré son désistement et la délicatesse de la situation. Le conseil a sollicité une application bienveillante de la loi pénale. B. Niang a été relaxé pour diffusion d'images contraires aux bonnes moeurs et condamné à 4 mois ferme pour tentative d'extorsion de fonds et collecte illicite de données à caractère personnel.