Reconstitution du FAD-17 - Dans un mouvement historique, les pays africains se mobilisent pour contribuer au développement du continent

Les pays partenaires du Fonds africain de développement ont annoncé aujourd’hui une contribution record de 11 milliards de dollars américains pour les trois prochaines années.
15 Décembre 2025
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African Development Bank (Abidjan)

La réunion finale d'annonces de contributions pour le prochain cycle triennal de financement du Fonds africain de développement (FAD) s'est ouverte lundi à Londres, marquée par une augmentation sans précédent des engagements des pays africains.

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, s'est félicité de « l'intérêt unanime des pays africains à contribuer à la reconstitution du FAD-17 », qualifiant cette hausse -- plus que triplant le nombre et le volume des contributions africaines -- de phénomène « sans précédent ».

« Cela envoie un signal clair : l'Afrique n'est pas seulement bénéficiaire du Fonds africain de développement ; elle est co-investisseur de son propre avenir », a-t-il déclaré.

Bras concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement, le Fonds joue un rôle essentiel dans le financement de projets transformateurs dans les pays les plus vulnérables. Il est financé par les ressources des pays participants et donateurs sur des cycles de trois ans.

Depuis sa création en 1972, le Fonds a investi près de 45 milliards de dollars dans les infrastructures, l'agriculture, l'énergie, l'eau, la santé et l'éducation, sous forme de dons et de prêts à faible taux d'intérêt inaccessibles via les marchés traditionnels. Malgré un contexte financier mondial difficile, les partenaires au développement et les pays africains ont maintenu, et même renforcé, leur soutien à l'impact transformateur du Fonds.

M. Ould Tah, qui conduit sa première reconstitution du Fonds africain de développement en tant que président du Groupe de la Banque, a souligné l'effet de levier du financement concessionnel combiné à la mobilisation du secteur privé :

« Cette reconstitution n'est pas une aide. C'est un investissement aux rendements mesurables. Chaque dollar investi dans le Fonds africain de développement permet de mobiliser plus de 2,50 dollars de cofinancement et de capitaux privés », a-t-il affirmé.

Le FAD-17 inaugure une nouvelle ère du financement, et s'inscrit dans le cadre de l'agenda des "Quatre points cardinaux" du président Ould Tah, qui vise à élargir l'accès au capital, reconstruire la souveraineté financière du continent, valoriser son dividende démographique et fournir des infrastructures résilientes.

« L'avenir du Fonds africain de développement commence ici, a souligné M. Ould Tah. Les innovations que nous avons collectivement approuvées, en particulier l'option d'emprunt sur les marchés, définiront la prochaine génération du Fonds, en permettant un effet de levier accru, une plus grande viabilité financière et un changement d'échelle de l'impact grâce à l'innovation financière. »

La Très Honorable Baronne Jenny Chapman de Darlington, ministre d'État britannique au Développement international au sein du ministère britannique des Affaires, du Commonwealth et du Développement, a réaffirmé le soutien continu de son pays au Fonds africain de développement.

Le Royaume-Uni coorganise la réunion avec le Ghana, dont le vice-ministre des Finances, Thomas Nyarko Amprem, a qualifié le Fonds « d'instrument stratégique du Groupe de la Banque pour réduire la vulnérabilité sur le continent », appelant les pays participants et les donateurs à « faire davantage ».

Le président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), Abdullah Almusalbeeh, a souligné l'alignement stratégique et les co-investissements de son institution avec le Groupe de la Banque. La BADEA a indiqué son intention d'engager un partenariat de cofinancement avec le Fonds africain de développement.

Le président du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque africaine de développement, le ministre congolais de l'Économie, de la Planification et de l'Intégration régionale, Ludovic Ngatsé, a salué l'impact positif du FAD-16 et exhorté les pays membres et les partenaires au développement à accroître leurs contributions au FAD-17.

« Cette augmentation de capital permettra à notre guichet de disposer de ressources suffisamment longues pour répondre à nos défis de développement », a-t-il déclaré.

Mme Odile Renaud-Basso, présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), qui accueille la réunion à son siège, a souligné que le partenariat solide entre la BERD et le Groupe de la Banque africaine de développement constitue une démonstration exemplaire du fonctionnement coordonné des banques multilatérales de développement.

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